Traqué, tome 1, Andrew Fukuda

8 04 2013

Traqué

Présentation de l’éditeur

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les derniers des siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

 

L’auteur

Andrew Fukuda

Élevé entre New York et Hong Kong, Andrew Fukuda fut procureur dans des affaires criminelles pendant sept ans avant de connaître un succès international avec sa première série, Traqué. Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture. (source : Lire en série)

Découvrez le site de l’auteur.

 

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 04/04/13

Format Broché – 370 Pages

Traqué est le premier tome d’une trilogie dont le dernier tome paraitra en novembre 2013 aux Etats-Unis.

Une couverture sombre où l’on aperçoit une personne traqué dans une forêt, nous laisse présager un livre ne nous laissant aucun moment de répit!

 

Mon avis

En lisant la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à encore un livre sur les vampires (quoique l’on peut se laisser imaginer à d’autres créatures craignant le soleil et se nourrissant de chair fraiche car le mot vampire n’est à aucun écrit.)! Je m’imaginais que ces fameux prédateurs étaient des extraterrestres ayant conquis la Terre… j’étais bien loin du compte et je dois dire que j’ai été assez déçue au début. D’autant plus que la loterie tirant au sort des candidats pour un jeu consistant à traqué des humains, cela me faisait beaucoup penser à Hunger Games.

Finalement, je me suis laissée captiver par l’histoire et par Gene! Gene qui doit à tout prix se faire passer pour l’un de ses prédateurs afin de rester en vie coûte que coûte. La solitude lui pèse vraiment et cela est de plus en plus difficile pour lui de se faire passer pour l’un des leurs, surtout depuis que son numéro est tiré à la loterie et que celui-ci doit intégrer l’Institut Homifère pour se préparer à cette fameuse chasse.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est qu’il ne s’agit pas d’une énième histoire d’amour entre un humain et un vampire. Au contraire, ici les vampires sont vraiment les méchants et sont montrés sous leur plus mauvais jours, se conduisant comme de vrais animaux à la simple odeur d’un homiféré. J’ai aimé découvrir ces fameux prédateurs aux mœurs assez étranges.

Le livre nous maintient en suspens tout le long du récit, on se prend au jeu d’être Gene à se faire passer pour quelqu’un qu’il n’est pas avec toute la peur d’être découvert! L’auteur a su implanter un décor où les humains ne sont plus que des animaux, du gibier et que c’est les prédateurs qui se considèrent être l’espèce civilisée.

L’auteur ne nous épargne rien dans les combats, et certains sont assez gores (surtout pour moi âme très sensible)! J’ai trouvé l’histoire très originale et bien menée, malgré cette fin qui nous laisse en suspend! Beaucoup de questions restent sans réponses et j’espère que le prochain tome nous en dévoilera d’avantage!

En conclusion, ma note

4

Un livre qui nous tient en haleine, une histoire originale. J’espère cependant que les prochains tomes nous en dévoilerons plus sur le pourquoi de cette situation.

Petits plus

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour ce livre.

Le trailer US de la série, où l’on peut découvrir les couvertures US que j’aime beaucoup!





Pour toi je décrocherai la lune, Gregory Hugues

1 04 2013

Pour toi je décrocherai la lune

Présentation de l’éditeur

A la mort de leur père, Bob, douze ans, et sa sœur Marie-Claire, dix ans, se retrouvent sans famille. Pour échapper à l’orphelinat, ils s’enfuient à New York, où ils espèrent être adoptés par un oncle qu’ils n’ont jamais vu. Les voici bientôt à Manhattan, livrés à eux-mêmes. Commence alors une aventure extraordinaire, pleine de rebondissements et de personnages étonnants, comme seuls les enfants savent en inventer. Car Bob et Marie-Claire possèdent un pouvoir fabuleux : celui de se faire des amis, même au cœur de la nuit !

Un périple incroyable conduit par une fillette qu’on n’est pas près d’oublier.

Drôle, libre, bouleversant d’humanité.

L’auteur

Après une adolescence chaotique (et quelques années en centre de détention), Gregory Hughes, né à Liverpool, a entrepris de voyager à travers le monde. Scaphandrier au Canada, employé d’une compagnie de Ferry à Manhattan, cuisinier en Norvège, il a posé ses valises en Islande pour écrire son premier roman, Pour toi je décrocherai la Lune. (source : Seuil)

Pour toi je décrocherai la lune est son premier roman.

Le livre

Editions Seuil – Paru le 10/01/2013

Format broché – 384 pages

Illustration par Olivier Balez

J’aime beaucoup la couverture, elle est toute simple mais montre l’essentiel : deux enfants sur un immeuble regardant la lune. Dessin qui est simple mais très beau.

Mon avis

Pour toi je décrocherai la lune est un roman particulier sur deux enfants particuliers qui vont vivre une aventure particulière et faire la rencontre de personnes particulières. Pas un coup de cœur, mais presque, je vais essayer au mieux de vous retranscrire mon avis sur ce merveilleux livre. Celui-ci est raconté par Bob quelques années plus tard après ces événements. Ecrit donc à la manière d’un enfant et particulièrement bien écrit car ce n’est pas toujours évident pour un auteur de se mettre à la place d’un enfant, mais Gregory Hugues a réussi ce pari.

Tout commence par notre rencontre de Bob et Marie-Claire à Winnipeg, la capitale de la province du Manitoba au Canada. Nous découvrons leur petite vie en compagnie de leur père et de tous leurs amis et nous commençons à découvrir les deux personnalités assez contraires des deux enfants. Marie-Claire dit “Le Rat” est une petite attachante un peu spéciale, qui vit les choses à fond, possède un don car elle peut ressentir à l’avance ce qu’il va se passer, veut devenir actrice et entretien une relation fusionnelle avec son père. Bob quand à lui est plus terre à terre. Poète à ses heures perdues, c’est un garçon qui n’ose pas montrer ses sentiments au contraire de sa sœur. Il admire et adore son père ainsi que sa petite sœur mais n’arrive pas à les comprendre. Tout va basculer à la mort de leur père, puisque les deux enfants décident de partir à New-York seuls dans l’espoir de retrouver leur oncle pour ne pas être séparés dans des familles d’accueil.

Bien que j’ai apprécié découvrir l’univers des enfants avant leur périple, j’ai trouvé que le livre prenait du temps à commencer, car pour moi, celui-ci commence vraiment avec leur road-trip. Armés de sac-à-dos et de vélos, ils prennent la route pour New-York où ils vont faire la connaissance de personnes aussi hétéroclites les unes des autres : arnaqueur, trafiquant et rappeur. Malfrats en tout genre qui vont se révéler avoir bon cœur et vont les aider dans leur folle quête de leur oncle à travers tout New-York en commençant par Le Bronx!

On a peur pour ses enfants où tout peut leur arriver puisqu’ils sont livrés à eux-même dans la rue. Marie-Claire voit très peu le danger. Elle n’hésite pas à se lier d’amitié avec beaucoup de monde grâce à son don qui la prémunie. Bob lui a vraiment peur mais ne le montre pas car celui-ci doit protéger coûte que coûte sa petite sœur. Cependant, on a parfois l’impression, surtout dans les paroles, que c’est Marie-Claire qui protège son frère grâce à ses paroles réconfortantes.

Alors oui, on peut dire que ce qu’il leur arrive est vraiment de pure fiction, que jamais deux enfants pourraient vivre et s’en sortir selon le contexte de l’histoire, que les gens ne sont pas aussi bons et prêts à aider dans la vraie vie. Mais justement, il s’agit avant tout d’une fiction, d’un conte de fées des temps modernes où la fin nous ramène à la réalité brute de la vraie vie. Une fin qui m’a surprise tant je ne l’ai pas vue venir.

En conclusion, ma note

5

Malgré un début long, une magnifique découverte que ce soit pour les personnages que pour l’histoire ainsi que pour la plume de l’auteur. Je recommande fortement ce livre qui nous interdit de le poser une fois commencé. Les aventures de Marie-Claire et de Bob me hanterons encore pendant un moment.

Quelques citations

P94 : “- Si, je le sais. Tu vois, Bob, quand tu meurs, ton esprit quitte ton corps et il se dirige vers les cieux. Il vole autour des différents systèmes solaires et des galaxies, à plusieurs fois la vitesse de la lumière, visitant des mondes qu’on ne pourrait même pas imaginer. Etre mort, c’est ton billet pour les étoiles, mais il faut mourir pour y arriver. Jusqu’à ce que cela arrive, on ne peut qu’en rêver.

Elle me regarda, ses yeux luisants dans l’obscurité.

– Je sais que tu penses que je suis folle, Bob. Mais je ne te mentirai pas. Pas sur ce sujet.

Elle regarda les étoiles.

– Est-ce que tu peux imaginer Maman retrouvant P’pa après toutes ses années? Je te parie qu’un ange le lui a amené. Et maintenant, elle lui fait faire le tour de la Voie Lactée et il chante pour elle comme Frank Sinatra. Il est heureux, et je suis heureuse pour lui.”

Le Rat disait parfois de vraies âneries, mais là, ce n’en était pas. Je ne croyais pas vraiment à ce qu’elle avait dit. Mais, comme un enfant à qui on lit un conte, je me sentais mieux rien que de l’écouter.”

P114: “La plupart des navires avaient un drapeau canadien qui flottait au-dessus d’eux. J’aime notre drapeau canadien. C’est juste une feuille d’érable, rien de bien excitant en soi. Mais il représente plus qu’un arbre commun à l’ensemble de notre pays. Il représente le fait  d’être ancré à la terre et vrai comme l’arbre lui-même. Et il symbolise la modestie et la compassion, qui sont des traits communs aux Canadiens. Du moins est-ce qu’il signifie pour moi. Je suis sûr que la plupart des gens se soucient de leur pays, mais le Canada est spécial. C’est comme l’Amérique, sans les armées ni l’arrogance.”

P224 : “Vous savez, les enfants, le rap a été décrit comme la poésie des temps modernes. Mais ce n’est de la poésie que quand c’est bien écrit. N(importe quel electro beat va faire que les frangins vont sauter sur la piste de danse. Mais seuls les mots dureront dans les mémoires. Quand j’écris une bonne phrase, je deviens nerveux: c’est comme si je tenais une main de poker gagnante. Et quand j’écris une bonne chanson, je ne peux pas dormir. J’ai montré le meilleur de mon boulot à ma maison de disques. Mais il n’y a que le gangsta rap –  le rap façon gangster – qui les intéresse, et plus y a de gens qui se font butter, mieux c’est. J’ai toujours rêvé de devenir un grand artiste. Ecrire des mots qui émeuvent les gens comme Langston Hughes!

– Accroche-toi bien à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie est un oiseau aux ailes brisées qui ne peut pas voler, déclamai-je.”

Petits plus

Je tiens à remercier l’opération masse critique de Babelio et les éditions Seuil de m’avoir permis de lire ce petit bijou.





Yakusa Gokudo, tome 1: les otages du Dieu-Dragon, Michel Honaker

21 03 2013

Yakusa Gokudo t1

Présentation de l’éditeur

Les préceptes du Yakusa:

  • En toute occasion tu resteras loyal à ton clan.
  • Jamais tu ne révéleras les secrets de ton clan.
  • Si nécessaire tu sacrifieras ta vie pour ton clan.

A ce prix s’ouvrira pour toi le Gokudo, la voie ultime. La seule assez noble pour être suivie par le Yakusa.

Une jeune femme tout droit sortie des eaux erre sur le port de Kishiwada. Saburo décide de la protéger. Entre sa conscience et les ordres de son clan, le jeune yakusa va devoir faire un choix.

L’auteur

Michel Honaker
Michel Honaker est un écrivain français. Il a commencé dans la science-fiction puis s’est tourné vers la littérature jeunesse où il a écrit de très nombreux livres.

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 06/02/13
Format broché – 224 pages
Illustration par Aurélien Police

J’aime beaucoup la couverture, notamment la robe de la jeune femme qui se confond avec une vague de l’océan. L’illustration reflète exactement ce que contient le livre.

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout l’univers des Yakusa correspondant à la mafia japonaise (oui oui je suis une inculte lol mais il est vrai que je ne savais pas que la mafia japonaise portait se nom là).  J’ai donc tout de suite été intéressée pour découvrir ces fameux Yakusa et leurs préceptes.

Je dois dire qu’au début, j’ai trouvé le roman long à démarrer. Certes on fait la connaissance de Saburo, ce jeune Yakusa tiraillé entre les membres de son clan et sa mère qui ne comprend pas la décision de son fils de faire partie de la mafia, elle qui voulait qu’il fasse les beaux-arts à Paris! Lors d’une mission pour son clan, il découvre tout droit sortie de la baie d’Osaka, une jeune fille, Mariko, qui lui fait penser à la princesse des mers Otohimé (un conte que sa mère lui contait durant son enfance et qu’il admire beaucoup).  Celle-ci sous le choc, ne parle pas et Saburo décide de l’aider, malgré les interdictions de son clan et les bâtons dans les roues mis par la police.

Par la suite, l’action est au rendez-vous et les événements s’enchainent comme tout bon thriller. Recherchée par la mafia coréenne, Mariko va être prise sous l’aile de Saburo. A force de persévérance, il finira par découvrir que Mariko n’est pas coréenne mais japonaise, enlevée par la Corée du Nord durant l’enfance afin de servir l’armée nord coréenne notamment pour leur apprendre le japonais et les coutumes du Japon. Je ne connaissais pas du tout ces événements alors que cela fait plusieurs années que cela se déroule et comme le dit si bien Michel Honaker :

« Le désir d’aborder le sujet des yakusa remonte à plusieurs années. En fait, mon épouse étant japonaise, et originaire de Kishiwada, comme du reste toute ma belle famille, nous avons souvent eu des discussions à ce sujet. Les héros de ce roman ont ceci de particulier qu’ils renvoient à des personnages bien réels. Ne restait qu’à mettre en scène une bonne histoire se déroulant dans ce milieu. Là encore, mon épouse a été d’un précieux concours, en évoquant les « disparus » japonais, kidnappés par des commandos nord-coréens, et ce depuis plus de 40 ans. Imagine t-on des espions italiens, enlevant de jeunes adolescents sur des plages de Nice, et les séquestrant jusqu’à leur âge adulte… Cela fait froid dans le dos. Et c’est ce que j’ai ressenti en écoutant cette incroyable histoire. Au Japon, tout le monde sait, en dépit des dénégations officielles… très embarrassantes. »

Concernant les personnages, j’ai apprécié Saburo, bien qu’en lisant le livre, j’avais l’impression qu’il soit un surhomme, dormant et mangeant très peu! L’honneur et le respect sont pour lui très importants et malgré le fait qu’il fasse parti de la mafia, il a bon cœur et n’hésite pas à braver son clan pour faire ce que lui dicte son cœur. Sa relation avec sa mère est vraiment attachante, on sent que c’est lui l’homme de la maison, qui ramène l’argent pour aider sa mère. Cependant, il reste encore le fils et celle-ci n’hésite pas à lui mettre des claques lorsqu’il passe la nuit dehors! D’ailleurs j’ai beaucoup aimé la mère de Saburo, un petit bout de femme qui lutte coûte que coûte pour garder l’honneur de sa famille. Enfin, je n’ai pas du tout adhéré au personnage de Mariko. J’ai trouvé son personnage trop « demoiselle en détresse« .

J’ai beaucoup apprécié de découvrir l’univers des Yakusa, avec leurs codes, leurs préceptes, les divisions du clan… Cette mafia qui règne en maître et dont même les autorités ferment les yeux sur leurs agissements.
Les détails sur le Japon ainsi que sur les Yakusa nous laissent deviner un grand travail de recherche par l’auteur, d’ailleurs cela est confirmé par les propos de l’auteur lui-même puisqu’il s’est renseigné auprès de sa femme et de sa belle famille. Cependant, j’aurai aimé en savoir encore plus et que le clan soit plus présent au niveau de l’histoire, j’espère que cela sera le cas dans les prochains tomes.

En conclusion, ma note

4,5
Un univers inconnu que j’ai aimé découvrir, un thriller où les événements s’enchainent ne laissant aucun répit à notre héros.

Petits plus

Je remercie les éditions Flammarion pour cette découverte.

Livre lu dans le cadre de : 81568792_p.jpg Catégorie Animal





L’héritage des Darcer, tome 3 : la relève, Marie Caillet

17 03 2013

L'héritage des darcer t3

 

Présentation de l’éditeur

Renversée depuis des années par une terrible dictature, la dynastie des Darcer n’a qu’une seule descendante : Mydria. Pour chasser le roi usurpateur, celle-ci ne dispose que de son Don d’ailes, un mystérieux pouvoir capable de la métamorphoser en papillon…

Le royaume d’Edrilion est plus que jamais en danger. Le Sanreth, le roi bâtard, s’est emparé du trône, et dans son ombre travaillent la sournoise reine de la Déléane et ses terrifiantes Chimères. Pour Mydria, seule héritière légitime de la Couronne, il est temps de se révéler au grand jour et de reprendre le pouvoir. Elle s’efforce alors de créer de nouvelles alliances pour déclencher une guerre souterraine. Aidée de son amant Orest, d’Allian l’espion et de Kebren la traqueuse aux pattes de velours, elle tente de gagner l’appui des Fauconniers et de réunir une armée. Mais il faut frapper vite, car les Chimères se déploient dans tout le pays à sa recherche. Mydria doit tout faire pour récupérer son royaume, libérer ses sujets de l’oppresseur et sauver son unique espoir : l’enfant qu’elle attend en secret. Le dernier des Darcer…

L’auteur

marie-caillet

Très jeune auteure, puisque ce premier tome fut écrit à l’âge de 18 ans lorsqu’elle remporta le concours du nouvel auteur jeunesse.

Le premier tome de cette trilogie est paru le 14/10/2010, vous pouvez lire mon avis ici.
Le second tome , Allégeance, est paru le 01/12/2011, vous pouvez lire mon avis ici.
Le dernier tome , La relève, est paru le 03/01/2013

N’hésitez pas à vous rendre sur le blog de l’auteure : http://mariecaillet.20minutes-blogs.fr/

Le livre

Editions Michel Lafon.
Format broché paru le 03/01/2013 – 370 pages.
Une couverture très jolie pour ce dernier tome bien que j’ai préféré celles des deux premiers tomes.

Mon avis

Quel plaisir de retrouver My et ses compagnons mais quel pincement au cœur de savoir qu’on est en train de lire le dernier tome de leurs aventures! Et pas d’inquiétude, aucun spoiler dans cet avis!

Mon avis ne va pas diverger par rapport aux précédents : j’apprécie toujours la plume de Marie Caillet qui, toute en finesse, nous dresse un univers magnifique d’Edrilion et de ses environs, nous offre un panel de personnages ayant chacun son importance dans l’histoire, mais attention, pas une série de personnages plats! Le récit ne souffre d’aucune longueur, les événements s’enchainent les uns après les autres et on n’est pas au bout de nos surprises!

Chaque tome nous dévoile un ordre d’Edrilion : dans le premier tome nous avons découvert la guilde des assassins, dans le second, l’ordre des Kmetts. Ici, nous en apprenons d’avantage sur l’ordre des Fauconniers, dirigeants des plus grandes villes d’Edrilion et je dois dire que je me suis attachée à Kebren.

Les chimères de La Déléane sont également mises en avant, notamment les relations qu’elles entretiennent avec Welfenda (reine de la Déléane) et de son Sanreth. Nous faisons la connaissance également d’un autre pays : Acryak et ses coutumes.

La relation entre My et Orest va prendre un tournant décisif et sera parsemée d’embuches. Cependant leur complicité est toujours la même qu’au premier tome et les deux tourtereaux continuent autant à se lancer des pics pour notre plus grand plaisir!

J’ai beaucoup aimé en apprendre d’avantage sur le don de My et ses particularités. Bien que minuscule, celui-ci est très puissant et aidera plus d’une fois My dans sa quête.

On sourit beaucoup avec ce livre mais je dois dire qu’il fait pleurer aussi! L’auteure nous fait une révélation des plus inattendue et je dois dire que celle-ci m’a totalement chamboulée ! Mais vous en serez plus en lisant le livre!

En conclusion, ma note

5
Un tome qui clôture avec brio cette merveilleuse trilogie où l’action est au rendez-vous et les personnages toujours aussi importants et attachants. Une jeune auteure avec un grand talent à suivre de très près!





Lune mauve, tome 1 : la disparue, Marilou Aznar

10 03 2013

Lune Mauve

 

Présentation de l’éditeur

Un seul coup d’oeil m’avait suffi pour constater que j’étais la fille la plus mal fagotée du bahut. Moi, Séléné Savel, à Darcourt, le lycée le plus snob de Paris? Je m’y donnais autant de chances de survie qu’une souris lâchée dans un enclos de chats affamés! J’étais plongée dans mes pensées moroses lorsqu’une élève me bouscula. Là où elle m’avait touchée, la peau me démangeait d’une vibration électrique. Un visage s’insinua dans mon esprit, celui d’un inconnu aux iris aussi verts et froids que ceux d’un serpent, puis il s’effaça aussitôt. Je retiens ma respiration. Ma nouvelle vie était sur le point de commencer.

Son destin est plus grand que le notre.

L’auteur

Marilou AznarMarilou Aznar a travaillé dans le milieu de la musique ainsi que dans le monde du doublage des séries TV.

Lune mauve, son premier livre est une trilogie dont le premier tome : la disparue, est paru le 6 mars 2013. Le tome 2 : l’héritière, paraitra en mai 2013 et le troisième et dernier volet : l’affranchie, sortira en automne 2013.

Le livre

Editions Casterman – Paru le 6 mars 2013.

Format broché – 432 pages.

Alors là, je dois dire un grand bravo à la maison d’édition pour la beauté du livre. On ne le voit pas sur l’image mais la couverture est irisée, avec le titre en relief. La lune en premier plan nous envoute complètement et nous invite à découvrir son secret. La jeune adolescente de la couverture reste en retrait permettant de nous laisser hypnotiser par la lune.

Mon avis

Écrit à la première personne, nous faisons la connaissance de Séléné, perdue au fin fond de la presqu’île de Crozon en Bretagne. Séléné qui jusqu’ici vivait un peu recluse avec son père, va se retrouver propulsée pour sa rentrée de seconde dans l’un des lycées les plus snob de Paris : Darcourt. Elle va tout de suite être prise en grippe par la “star” du lycée et sa clique : Alexia sa cousine. Des éléments étranges vont se produire depuis son arrivée à Paris et des éléments sur la disparition de sa mère il y a plusieurs années vont forcer Alexia a enquêter sur ses origines et notamment sur la soudaine disparition de sa mère.

Séléné est vraiment attachante. J’ai tout de suite adhéré à ce personnage, non pas parce qu’il s’agit de l’héroïne, mais tout simplement parce qu’elle est vraie et authentique. Ce n’est pas l’une de ces miss parfaites que l’on rencontre souvent dans les livres. Séléné est tout simplement l’adolescente dans toute sa splendeur avec ses qualités et des défauts : peu sûre d’elle, elle peut être adorable avec ses amis et l’instant d’après devenir totalement égoïste. Elle va faire beaucoup d’erreurs, notamment avec ses amis mais aussi sa famille, mais elle va apprendre de ses erreurs.

Les autres personnages sont aussi attachants qu’éclectiques et apportent chacun sa propre couleur dans le roman : Nora, Adrien, Alexia, Milou, Thomas, Scarlett, Lazlo… bref tout un panel de personnages que l’on va aimer ou détester et qui vont suivre Séléné tout au long du roman.

La romance est aussi présente dans ce livre avec le mystérieux Lazlo. Mais tout comme le fantastique, celle-ci est très bien dosée sans qu’on se retrouve dans un roman pour midinettes! Le fantastique est quand à lui parsemé à travers les déboires de l’adolescente. Par petites touches, on commence à découvrir un nouvel univers et j’espère que celui-ci aura plus de place dans le second tome.

Lune Mauve est donc avant tout un roman sur l’adolescence et ses difficultés. Tout les thèmes y sont abordés notamment l’amour, trouver sa place dans une mini-société comme le lycée, les réseaux sociaux et leur impact, l’alcool… sans que cela soit un livre dénonciateur.

J’ai aimé l’écriture de l’auteure qui est vraiment très fluide. Tout est vraiment très bien détaillé notamment les paysages et tout ce qui entoure Séléné. Cependant, il y a un seul bémol pour moi dans ce livre c’est que j’ai trouvé que tout ce qui ne concernait pas Séléné, notamment ses amis ou les autres personnages, n’étaient pas assez détaillés. J’ai eu l’impression parfois d’avoir raté un passage lorsqu’une révélation sur des personnages apparaissait. Mais je me demande si justement, cela n’est pas voulu par l’auteure, étant donné que le récit est raconté par Séléné, qui parfois à tendance à ne se préoccuper que d’elle même, elle apprend comme nous certaines choses comme un cheveu sur la soupe puisqu’elle ne s’était pas préoccupée plus que ça de ses amis… bref à méditer!!!!

 

En conclusion, ma note

4,5

Une jolie écriture nous dévoilant une héroïne authentique, saupoudrée de fantastique pour un premier tome très prometteur de cette trilogie.

 

Quelques citations

p59 : “Le temps est une mécanique étrange. Il a le don merveilleux de se suspendre l’instant d’un regard. J’avais la sensation que mon inconnu me scrutait depuis une éternité. Le dernier soleil de l’automne tamisant son or entre les branches, la douceur trompeuse de l’air chargé de l’odeur sucrée des magnolias, tout autour de moi se figea, gravant à jamais dans mon esprit la douloureuse perfection de cet instant.”

p97 : “ Un espoir mêlé de peur fit naître en moi des émotions d’une violence inconnue. La foudre m’avait frappée, bouleversant mon existence de son feu dévastateur. Les eaux paisibles de mon cœur s’étaient soulevées, et coulaient à présent dans mes veines comme un torrent tumultueux.”

p314 : “ J’étais redevenue la petite fille abandonnée d’autrefois. Celle qui avait tant de fois rêvé de cet instant sans imaginer que l’amertume des regrets l’empoisonnerait pour toujours.”

p334 : “ La morsure de la souffrance arriva plus tard, comme une vague refluant après le vide, insoutenable.”

p343 : “ L’atmosphère sauvage de l’île avait fini par mettre à nu ma souffrance. Telle une morte, un zombie, qui s’éveille lentement à la vie, tout me bouleversait. Le silence, l’âpreté du paysage. Le bleu insensé du ciel qui se mêle à l’eau. Le vent parfumé d’essences, piquant de sel.”

 

Petits plus

Marilou Aznar et moiLe 2 mars dernier, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteure avec plusieurs autres blogueuses dans un salon de thé parisien grâce aux éditions Casterman. Une rencontre en petit comité nous permettant de poser pleins de questions à l’auteure et d’en savoir un peu plus sur elle. Marilou Aznar est vraiment très sympathique. Je suis très timide et elle a su nous mettre à l’aise étant donné qu’elle même avait un peu peur de cette première rencontre! Je n’ai pas pris de notes à gogo, ni même enregistré cet échange car je voulais en profiter un maximum. Mais voici en résumé ce que cette rencontre m’a appris :

Marilou écrit depuis l’enfance, elle a voulu écrire un livre pour ado car elle même se sent encore un peu ado. Elle aime le fantastique et la science-fiction mais pas la fantasy. Le fantastique dans son livre à petite dose permet de servir l’histoire sans étouffer le côté contemporain. Tous les lieux du roman existent et son des lieux qu’elle a déjà visité durant son enfance. Elle aime beaucoup les civilisation oubliées c’est pour cela qu’il en question dans le livre. Côté écriture, elle écrit toujours dans le désordre et non pas de manière chronologique, et elle a souvent jonglé entre les trois tomes. Elle adore lire et les réseaux sociaux!

Marilou Aznar dédicaceA la fin, une petite séance de dédicace (la première pour l’auteure) pour mon plus grand plaisir 🙂

Dédicace Marilou Aznar

Un auteure adorable vraiment très proche de ses lecteurs, n’hésitez surtout pas à visiter le blog du livre : http://bloglunemauve.wordpress.com/ ainsi que la page facebook tenue par Marilou Aznar elle même!

Le trailer du livre:

 

Enfin, l’auteure sera présente au salon du livre de Paris le dimanche 24 mars.

Livre lu dans le cadre 81568792_p Catégorie couleur





Dans le camp des assassins, Marie-Claude Bérot

2 03 2013

Dans le camps des assassins

Présentation de l’éditeur

«Ton père a tué un homme. Une vague étouffante. Mon corps tout entier roué de coups par cette phrase se décomposait. La colère prenait la relève de la peur. J’aurais pu tuer moi aussi.»

La vie de Clémence s’effondre quand elle apprend que son père est un meurtrier. Enfermée dans sa tristesse, elle partage ce lourd secret avec sa grand-mère. Comment accepter d’être la fille d’un père assassin ? En apprenant à aimer, tout simplement.

L’auteure

Marie-Claude Bérot

Marie-Claude Bérot est une auteure de livres pour la jeunesse originaire de Toulouse. Avant de se lancer dans l’écriture, elle était puéricultrice.

Son premier livre est Alazaïs en pays cathare, paru en 1994.

Le livre

Editions Flammarion – Collection [TRIBAL]

Format broché paru le 13 /02/13 – 128 pages

Mon avis

Dans le camp des assassins est un roman intimiste, où l’on rencontre Clémence, une jeune lycéenne de 17 ans qui apprend par sa grand mère une nouvelle bouleversante : son père est en prison car il a tué un homme.
C’est un livre qui se lit extrêmement vite et qui aborde le sujet de la reconstruction de soi suite à un drame. Reconstruction qui est plus difficile lorsqu’il touche une personne à l’âge de l’adolescence, cet âge où l’on se cherche et où toutes les choses du quotidien nous paraissent plus fortes.
Clémence est touchante, au fil de ma lecture, j’ai découvert les différentes facettes de sa personnalité : elle peut être à la fois révoltée et mauvaise mais aussi touchante et sensible. Au travers des pages, on s’aperçoit que Clémence, élevée par sa grand-mère, n’a pas eu une enfance tranquille et a vécu dans un climat familial tendu où elle ne voyait ses parents lors de rares occasions chaque année.

La nouvelle de sa grand mère va anéantir Clémence, elle qui adulait son père, le voyait comme un héros. Beaucoup de questions vont alors bousculer la jeune fille, notamment sur sa vie. Comment continuer à vivre après un événement bouleversant? Voilà tout le propos de ce livre.

Un livre très bien écrit, l’auteure a su utiliser les mots justes pour nous confier les sentiments qui bousculent Clémence..

Un petit bémol : la quatrième de couverture nous dévoile tout le livre! C’est donc pour cette raison que j’ai décidé de ne pas copier en entier. C’est dommage car je n’ai pas eu de surprise avec cette lecture et à la fin, il m’a manqué un petit quelque chose. J’aurai aimé en savoir d’avantage sur l’avenir de Clémence, avenir qu’on sait d’avance qu’il ne sera pas rose.

En conclusion, ma note

4

Un récit touchant écrit avec des mots justes, une héroïne révoltée mais attachante, pour un petit roman qui se lit très vite.

Quelques citations

p13 : « Ton père a tué un homme, ton père a tué un homme. La phrase avançait au galop de plus en plus rapide. Un gong dans la tête. Une vague étouffante. Je n’arrivais pas à la faire taire, mon corps tout entier roué de coups par cette phrase se décomposait. La colère prenait la relève de la peur. J’aurai pu tuer moi aussi. »

P23 :  » – N’aie pas peur, personne ne nous séparera.

– Je n’irai pas au lycée demain, je veux rester avec toi.

– Tu iras au lycée. Il faut absolument continuer notre vie de la même façon.

– Mais ce n’est pas possible!

– Notre peur, notre peine ne regarde que nous. Je suis sa mère, tu es sa fille, personne n’est plus proche de lui, mais on n’a pas le droit d’embarrasser les autres avec notre douleur. »





Nos étoiles contraires, John Green

13 01 2013
Nos-etoiles-contraires

Présentation de l’éditeur

C’est l’histoire d’Hazel Grace, 16 ans, et d’Augustus, 17 ans. Lorsqu’ils se rencontrent, Hazel est atteinte d’un cancer incurable : selon ses propres mots elle est « une grenade dégoupillée » qui a peur d’exploser. Augustus, lui, est en rémission et il a peur de l’oubli comme un aveugle a peur du noir. Leur complicité pleine d’humour nous entraîne par delà leur maladie dans une magnifique histoire d’amitié et d’amour qui nous fait furieusement aimer la vie… et on en redemande.

L’auteur

JohnGreen
Auteur américain, commentateur radio et critique pour la presse. Également créateur avec son frère d’un projet de blog vidéo : Brotherhood 2.0. puis ‘vlogbrothers, à regarder sur Youtube (pourquoi suis-je si nulle en anglais???).
Son premier roman : Qui es-tu Alaska? a reçu le prix d’honneur du Michael L.Printz Award.

Le livre

Éditions Nathan – A paraitre le 21/02/2013
Format broché – 336 pages
J’aime beaucoup la couverture avec tous les petits mots gribouillés partout!

Mon avis

Un mot me vient à l’esprit pour décrire ce livre c’est : ÉMOUVANT.

Je ressors de cette lecture toute chamboulée, pas seulement à cause du thème de la maladie qui est abordée, mais aussi à cause des personnages, leurs relations, leurs vies…
Bon je le dis tout de suite, ce livre est un coup de cœur, première lecture de 2013, l’année commence bien. Le souci avec mes coups de cœur, c’est que j’ai énormément de mal à rédiger mes avis, je veux absolument écrire quelque chose de beau afin de mettre le livre en valeur et de donner au plus de monde possible l’envie de le découvrir. Et donc forcement en me mettant à chaque fois cette pression, je bloque!!!! Mais bon je vais essayer quand même!

C’est la première fois que je lis cet auteur, John Green, bien que « Où es-tu Alaska? » dort depuis un moment dans ma PAL, mais plus pour longtemps je crois! Parce que voilà, la plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’écriture, très directe et franche. Le livre est du point de vue d’Hazel Grace, une adolescente de 16 ans atteinte d’un cancer de la thyroïde qui s’est propagée dans ses poumons et elle ne peut se déplacer sans sa bonbonne d’oxygène. Hazel est assez franche pour parler de sa vie et surtout de son cancer, et fait preuve d’humour (noir) face à sa malade.  Durant les 10 premières pages, je n’ai pas arrêté de stopper ma lecture pour lire les passages à mon chéri, tellement j’ai tout de suite adhéré à l’écriture! Bon j’ai fini par arrêter car sinon je n’allais jamais finir le livre!

Tout commence avec un groupe de soutien pour malades, qu’Hazel fréquente sous l’obligation de sa mère qui pense qu’elle est dépressive. C’est là qu’Hazel va rencontrer Augustus, 17 ans, atteint d’un ostéosarcome mais en rémission depuis 1 an et demi. S’il est là, c’est uniquement pour accompagner son ami Isaac, atteint d’un cancer de l’œil qui lui fait perdre la vue petit à petit. Et c’est à ce moment là que « nos étoiles contraires », Hazel et Augustus, vont tomber amoureux l’un de l’autre.

Parce que oui, comme le dit l’auteur, ce n’est pas un simple livre sur le cancer, c’est avant tout un livre sur l’amour: l’amour entre deux êtres, l’amour de parents envers leur enfant, l’amour entre deux amis. et l’amour de ces deux étoiles pour la vie. Nous suivons l’évolution de ces personnages, leurs vies, leurs peurs et leur quête : car Hazel et Augustus ont une quête, que je ne dévoilerai pas, mais qui concerne un livre qui leur tient à cœur à tous les deux : « Une impériale affliction ». Leurs peurs sont très touchantes :Augustus a peur de l’oubli, qu’a sa mort, la vie l’oublie, il aimerai être un héros qui traverse les siècles. Quant à Hazel, elle a peur d’être une grenade et de dévaster les siens quand elle mourra.

Ce livre est déroutant car il est drôle et triste à la fois et on ne fait que de passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j’ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l’instant d’après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C’est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l’écriture.

En conclusion, ma note

5 coup de coeur

Comme je l’ai dit, un coup de cœur. Un livre émouvant où l’on rit et l’on pleure, avec des personnages attachants et vrais. Une magnifique plume authentique, pleine de poésie, de métaphore mais qui peut être très directe parfois!

Quelques citations

Alors là je dois dire que c’est très dur de choisir des citations car mon livre est rempli de bout de papiers pour marquer mes passages favoris (limite c’est le livre entier!!!), mais bon en voici quelques unes:

p10 :  » Le groupe était formé d’une brochette de guignols plus ou moins mal en point dont la composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle? Un effet secondaire de la mort. « 

p26 :  » Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré […] Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. « 

p56 : « Après tout, les jeunes atteints d’un cancer son les effets secondaires des mutations incessantes qui permettent la diversité de la vie sur terre. « 

p105 : « J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerai autant limiter le nombre de victimes ! […] Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu’au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n’ai pas besoin de sortit. Et je ne veux pas être une ado normale parce que je suis une grenade. « 

p131 :  » Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort: d’abord tout doucement et puis tout d’un coup. « 

p245 :  » Il est infiniment difficile de garder sa dignité quand la lumière du soleil levant est trop vive à nos yeux en perdition.  »

p 272 :  » Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. […] J’avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me rejeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l’eau, sans me noyer. « 

p321 :  » D’accord, je n’écris peut-être pas aussi mal que ça. Mais je n’arrive pas à rassembler mes idées, Van Houten. Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations. « 

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette magnifique découverte.

N’hésitez pas à visiter Le site de l’auteur.

Beaucoup d’avis pour ce livre et pour le moment, je n’en ai vu que des positifs! Mya , Moody, Archessia Et pleins d’autres à découvrir en tapant « Nos étoiles contraires » sur votre moteur de recherche!!!