Yakusa Gokudo, tome 1: les otages du Dieu-Dragon, Michel Honaker

21 03 2013

Yakusa Gokudo t1

Présentation de l’éditeur

Les préceptes du Yakusa:

  • En toute occasion tu resteras loyal à ton clan.
  • Jamais tu ne révéleras les secrets de ton clan.
  • Si nécessaire tu sacrifieras ta vie pour ton clan.

A ce prix s’ouvrira pour toi le Gokudo, la voie ultime. La seule assez noble pour être suivie par le Yakusa.

Une jeune femme tout droit sortie des eaux erre sur le port de Kishiwada. Saburo décide de la protéger. Entre sa conscience et les ordres de son clan, le jeune yakusa va devoir faire un choix.

L’auteur

Michel Honaker
Michel Honaker est un écrivain français. Il a commencé dans la science-fiction puis s’est tourné vers la littérature jeunesse où il a écrit de très nombreux livres.

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 06/02/13
Format broché – 224 pages
Illustration par Aurélien Police

J’aime beaucoup la couverture, notamment la robe de la jeune femme qui se confond avec une vague de l’océan. L’illustration reflète exactement ce que contient le livre.

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout l’univers des Yakusa correspondant à la mafia japonaise (oui oui je suis une inculte lol mais il est vrai que je ne savais pas que la mafia japonaise portait se nom là).  J’ai donc tout de suite été intéressée pour découvrir ces fameux Yakusa et leurs préceptes.

Je dois dire qu’au début, j’ai trouvé le roman long à démarrer. Certes on fait la connaissance de Saburo, ce jeune Yakusa tiraillé entre les membres de son clan et sa mère qui ne comprend pas la décision de son fils de faire partie de la mafia, elle qui voulait qu’il fasse les beaux-arts à Paris! Lors d’une mission pour son clan, il découvre tout droit sortie de la baie d’Osaka, une jeune fille, Mariko, qui lui fait penser à la princesse des mers Otohimé (un conte que sa mère lui contait durant son enfance et qu’il admire beaucoup).  Celle-ci sous le choc, ne parle pas et Saburo décide de l’aider, malgré les interdictions de son clan et les bâtons dans les roues mis par la police.

Par la suite, l’action est au rendez-vous et les événements s’enchainent comme tout bon thriller. Recherchée par la mafia coréenne, Mariko va être prise sous l’aile de Saburo. A force de persévérance, il finira par découvrir que Mariko n’est pas coréenne mais japonaise, enlevée par la Corée du Nord durant l’enfance afin de servir l’armée nord coréenne notamment pour leur apprendre le japonais et les coutumes du Japon. Je ne connaissais pas du tout ces événements alors que cela fait plusieurs années que cela se déroule et comme le dit si bien Michel Honaker :

« Le désir d’aborder le sujet des yakusa remonte à plusieurs années. En fait, mon épouse étant japonaise, et originaire de Kishiwada, comme du reste toute ma belle famille, nous avons souvent eu des discussions à ce sujet. Les héros de ce roman ont ceci de particulier qu’ils renvoient à des personnages bien réels. Ne restait qu’à mettre en scène une bonne histoire se déroulant dans ce milieu. Là encore, mon épouse a été d’un précieux concours, en évoquant les « disparus » japonais, kidnappés par des commandos nord-coréens, et ce depuis plus de 40 ans. Imagine t-on des espions italiens, enlevant de jeunes adolescents sur des plages de Nice, et les séquestrant jusqu’à leur âge adulte… Cela fait froid dans le dos. Et c’est ce que j’ai ressenti en écoutant cette incroyable histoire. Au Japon, tout le monde sait, en dépit des dénégations officielles… très embarrassantes. »

Concernant les personnages, j’ai apprécié Saburo, bien qu’en lisant le livre, j’avais l’impression qu’il soit un surhomme, dormant et mangeant très peu! L’honneur et le respect sont pour lui très importants et malgré le fait qu’il fasse parti de la mafia, il a bon cœur et n’hésite pas à braver son clan pour faire ce que lui dicte son cœur. Sa relation avec sa mère est vraiment attachante, on sent que c’est lui l’homme de la maison, qui ramène l’argent pour aider sa mère. Cependant, il reste encore le fils et celle-ci n’hésite pas à lui mettre des claques lorsqu’il passe la nuit dehors! D’ailleurs j’ai beaucoup aimé la mère de Saburo, un petit bout de femme qui lutte coûte que coûte pour garder l’honneur de sa famille. Enfin, je n’ai pas du tout adhéré au personnage de Mariko. J’ai trouvé son personnage trop « demoiselle en détresse« .

J’ai beaucoup apprécié de découvrir l’univers des Yakusa, avec leurs codes, leurs préceptes, les divisions du clan… Cette mafia qui règne en maître et dont même les autorités ferment les yeux sur leurs agissements.
Les détails sur le Japon ainsi que sur les Yakusa nous laissent deviner un grand travail de recherche par l’auteur, d’ailleurs cela est confirmé par les propos de l’auteur lui-même puisqu’il s’est renseigné auprès de sa femme et de sa belle famille. Cependant, j’aurai aimé en savoir encore plus et que le clan soit plus présent au niveau de l’histoire, j’espère que cela sera le cas dans les prochains tomes.

En conclusion, ma note

4,5
Un univers inconnu que j’ai aimé découvrir, un thriller où les événements s’enchainent ne laissant aucun répit à notre héros.

Petits plus

Je remercie les éditions Flammarion pour cette découverte.

Livre lu dans le cadre de : 81568792_p.jpg Catégorie Animal

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2 responses

23 03 2013
faelys

tiens, il m’intrigue ce roman, et ton billet me donne envie de le lire, je note!!

1 04 2013
nodreytiti

Merci! On ne s’ennuie pas une minute avec ce livre!

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