Migration du blog !

12 05 2013

Bonjour à tous.

Peu présente ces derniers temps mais cela va changer!!!!

Tout d’abord le grand changement, grâce à ma Mélo sans qui cela n’aurait jamais été fait!

Bannière nouveau blog

http://labibliodenodrey.com

Et oui ce blog ferme et un tout nouveau tout beau a été créé afin que je puisse avoir un blog vraiment à mon image :) Tous les articles et tous les commentaires ont migré dessus (que c’est beau la technologie).

Voilà voilà, je vous laisse le découvrir et si le cœur et l’envie vous en dit, de continuer à me suivre là-bas🙂





Traqué, tome 1, Andrew Fukuda

8 04 2013

Traqué

Présentation de l’éditeur

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les derniers des siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

 

L’auteur

Andrew Fukuda

Élevé entre New York et Hong Kong, Andrew Fukuda fut procureur dans des affaires criminelles pendant sept ans avant de connaître un succès international avec sa première série, Traqué. Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture. (source : Lire en série)

Découvrez le site de l’auteur.

 

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 04/04/13

Format Broché – 370 Pages

Traqué est le premier tome d’une trilogie dont le dernier tome paraitra en novembre 2013 aux Etats-Unis.

Une couverture sombre où l’on aperçoit une personne traqué dans une forêt, nous laisse présager un livre ne nous laissant aucun moment de répit!

 

Mon avis

En lisant la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à encore un livre sur les vampires (quoique l’on peut se laisser imaginer à d’autres créatures craignant le soleil et se nourrissant de chair fraiche car le mot vampire n’est à aucun écrit.)! Je m’imaginais que ces fameux prédateurs étaient des extraterrestres ayant conquis la Terre… j’étais bien loin du compte et je dois dire que j’ai été assez déçue au début. D’autant plus que la loterie tirant au sort des candidats pour un jeu consistant à traqué des humains, cela me faisait beaucoup penser à Hunger Games.

Finalement, je me suis laissée captiver par l’histoire et par Gene! Gene qui doit à tout prix se faire passer pour l’un de ses prédateurs afin de rester en vie coûte que coûte. La solitude lui pèse vraiment et cela est de plus en plus difficile pour lui de se faire passer pour l’un des leurs, surtout depuis que son numéro est tiré à la loterie et que celui-ci doit intégrer l’Institut Homifère pour se préparer à cette fameuse chasse.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est qu’il ne s’agit pas d’une énième histoire d’amour entre un humain et un vampire. Au contraire, ici les vampires sont vraiment les méchants et sont montrés sous leur plus mauvais jours, se conduisant comme de vrais animaux à la simple odeur d’un homiféré. J’ai aimé découvrir ces fameux prédateurs aux mœurs assez étranges.

Le livre nous maintient en suspens tout le long du récit, on se prend au jeu d’être Gene à se faire passer pour quelqu’un qu’il n’est pas avec toute la peur d’être découvert! L’auteur a su implanter un décor où les humains ne sont plus que des animaux, du gibier et que c’est les prédateurs qui se considèrent être l’espèce civilisée.

L’auteur ne nous épargne rien dans les combats, et certains sont assez gores (surtout pour moi âme très sensible)! J’ai trouvé l’histoire très originale et bien menée, malgré cette fin qui nous laisse en suspend! Beaucoup de questions restent sans réponses et j’espère que le prochain tome nous en dévoilera d’avantage!

En conclusion, ma note

4

Un livre qui nous tient en haleine, une histoire originale. J’espère cependant que les prochains tomes nous en dévoilerons plus sur le pourquoi de cette situation.

Petits plus

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour ce livre.

Le trailer US de la série, où l’on peut découvrir les couvertures US que j’aime beaucoup!





Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena

7 04 2013

Le goût des pépins de pomme

Présentation de l’éditeur

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

L’auteur

Katharina Hagena

Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l’œuvre de Joyce, elle a enseigné la littérature anglaise et allemande au Trinity College, à Dublin, et à l’université de Hambourg, où elle vit toujours. (source : Le livre de Poche).

Le livre

Éditions Le livre de poche – Paru le 27/04/11

Format poche – 286 pages

Une couverture toute simple avec des pommes ainsi que les feuilles du pommier, à la manière d’un livre botanique avec la coupe transversale d’une pomme. Comme pour nous signifier que l’on va découvrir l’intérieur de la vie de ces 3 générations de femmes.

Mon avis

J’ai acheté ce livre il y a un moment déjà. Le titre m’avait plu et la quatrième de couverture nous annonçant une saga familiale sur 3 générations de femmes m’ont conquis. Malheureusement, il est tombé un peu dans l’oubli et finalement, je ne l’ai ressorti de ma PAL que le mois dernier.

Je dois dire qu’au tout début je n’ai pas accroché. L’écriture de l’auteure était lourde pour moi : beaucoup de longues phrases, de longues descriptions que j’avais du mal à digérer. De plus j’ai trouvé que l’histoire en elle-même prenait du temps à démarrer, à savoir la saga sur la famille.

Mais finalement, plus j’avançais dans le livre et plus j’avais du mal à le lâcher et plus j’ai été conquise par la plume de l’auteure ! J’ai bien fait de persévérer ! Comme on dit si bien, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis!

Nous suivons donc Iris, la narratrice de l’histoire, entre sa vie de maintenant dans la maison familiale qu’elle vient d’hériter (et dont elle hésite de garder) et ses souvenirs (dans lesquels se trouvent cette fameuse saga familiale).

Le récit s’enchaine entre la vie présente et passée sans transitions (ce qui parfois est assez difficile à suivre). En effet, les souvenirs nous sont contés au fur et à mesure qu’ils arrivent à la mémoire d’Iris : par brides, à la vue d’une simple pièce, d’une simple odeur… Tout nous est détaillé, et j’avais l’impression d’être moi-même Iris en train de revivre tous ses souvenirs. Les descriptions visuelles et olfactives sont très présentes, et j’arrivais à sentir l’odeur de ces fameuses pommes (très présentes dans le livre).

Au fur et à mesure des souvenirs qui nous parviennent, sans ordre chronologique, nous faisons la connaissance de chacune des fameuses femmes de cette famille : Bertha, ses 3 filles Harriet, Inga et Christa ainsi que de leurs propres filles Rosemarie et Iris. Je ne dirai rien sur leurs vies et leurs personnalités, mais sachez qu’elles valent toutes le détour d’être découvertes, sous un fond de tragédie familiale.

Un très bon livre sur le souvenir ainsi que sur l’oubli. J’ai finalement adhéré à l’écriture, une belle écriture (certes parfois assez longue) mais qui nous fait beaucoup réfléchir sur la place du souvenir dans nos vies.

En conclusion, ma note

4,5Un joli livre sur le souvenir, des héroïnes attachantes et une écriture particulière qu’on apprend à aimer au fur et à mesure de la lecture.

Quelques citations

p22 : “J’écrivais encore des lettres à l’époque, je croyais encore à ce qui est écrit, à ce qui est imprimé, à ce qui peut être lu. Cela ne devait pas durer. Entre-temps, j’étais devenue bibliothécaire à l’université de Fribourg, je travaillais avec les livres, j’achetais des livres, il m’arrivait même d’en emprunter. Mais lire? Non. Autrefois, oui, et même plus qu’il n’eût fallu, je lisais tout le temps, au lit, en mangeant, à bicyclette aussi. Fini, terminé. Lire signifie collectionner, et collectionner signifie conserver, et conserver signifie se souvenir, et se souvenir signifie ne pas savoir exactement, et ne pas savoir exactement signifie avoir oublié, et oublier signifie tomber, et tomber doit être rayé du programme. Cela en guise d’explication.”

p88 : “Lorsqu’on perd la mémoire, le temps passa d’abord beaucoup trop vite, ensuite plus du tout. […] Le cerveau s’ensablait comme le lit instable d’une rivière. Cela commençait par s’effriter sur les bords, puis les berges croulaient dans l’eau par pans entiers. La rivière perdait sa forme et son courant, sa raison d’être. Pour finir, cela s’arrêtait de couler, ne faisait plus que clapoter misérablement dans tous les sens. Il se formait dans le cerveau des dépôts blancs qui bloquaient les impulsions électriques, les terminaisons étaient totalement isolées, et à terme échu, la personne également.”

p108 : “Monsieur Lexow avait-il déjà oublié la soirée d’hier? Les gens devenaient-ils oublieux lorsqu’ils avaient quelque chose à oublier? L’oubli ne tenait-il qu’à l’incapacité de retenir les choses? Peut-être que les vieilles gens n’oubliaient rien mais se refusaient simplement à retenir ceci ou cela. A partir d’une certaine quantité de souvenirs, chacun devait finir par en être saturé. L’oubli n’était donc lui-même qu’une forme de souvenir. Si l’on n’oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sables qui s’agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marrées. Chez Bertha, les îles avaient été submergées par un raz-de-marée. Sa vie gisait-elle au fond de l’océan?”

p221 : “Quiconque oublie le temps cesse de vieillir. L’oubli triomphe du temps, ennemi de la mémoire. Car le temps, en définitive, ne guérit toutes les blessures qu’en s’alliant à l’oubli.”

 Petits plus

Livre lu dans le cadre: 81568792_p.jpg catégorie Aliment / Boisson





La vie, Régis de Sa Moreira

2 04 2013

La vie

Présentation de l’éditeur

Des personnages se succèdent et se croisent, auxquels on s’attache le temps de quelques lignes, d’une pensée, d’un fragment d’histoire, par une fenêtre ou un rideau, un souvenir, un quai de métro, un souffle, tout ce qui tisse le fil du hasard.
L’étudiante, le jardinier, la star, l’astronaute, l’enfant, le boulanger, le prof d’histoire, et même des morts ou le Pape… ont pourtant un point commun : cette vie continue, qui coule, circule d’âme en âme, et nous relie.
Pris de vivacité et de fraîcheur, on entre surpris, promené comme à la marelle par un texte profond et tendrement drôle. Vite on en savoure chaque paragraphe, on le relit, on reconnaît les personnages, on se demande où cela va nous mener.
Peu à peu, on devient l’autre, tous les autres, le texte déborde nos vies. On se surprend à regarder autour de soi, à observer son voisin.
La vie est un miraculeux hommage à la communion muette des âmes, à notre humanité.

 

L’auteur

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Régis de Sá Moreira est né en 1973. Après Pas de temps à perdre (lauréat du Prix Le Livre Élu en 2002), Zéro tués, Le Libraire et Mari et femme, La vie est son cinquième roman.  (source : Au Diable Vauvert).

 

Le livre

Editions Au Diable Vauvert – Paru le 22/08/12

Format broché – 119 pages

Une couverture toute simple où chaque lettre est connectée à une autre comme dans un arbre, ce qui reflète exactement le texte de ce livre.

 

Mon avis

J’ai lu ce livre entre deux grandes périodes de lecture de littérature jeunesse, fantasy, dystopie et jeunes adultes car j’avais besoin d’un livre qui me ramène à la réalité. D’autant plus qu’un livre qui prône la vie en peu de pages, cela était bien parti! Malheureusement, le livre n’a pas eu l’effet  escompté pour moi!

Dès la première page, j’ai été conquise par l’originalité de l’écriture où l’on passe des pensées d’un personnage à un autre avec comme fil conducteur un simple mot en fin de paragraphe. Cela nous donne accès aux pensées des gens à cet instant T comme tout à chacun dans la vie. Puis nous passons à un autre : chaque paragraphe concerne une personne différente : homme, femme, enfant, étudiant, bébé, suicidaire, personne décédée… bref tout un panel de personnages.

Malgré tout, passé cette originalité, le livre m’a ennuyé! En effet, finalement aucune histoire ne se détache de ce roman, aucun personnage auquel on pourrait se rattacher, cela m’a manqué. Alors oui, c’est sûr qu’il s’agit d’un livre sur la vie en générale, vie assez banale comme dans la plupart des cas. Cependant, je m’attendais à une fin où tout serait lié par quelque chose mais non, le livre se termine comme il a commencé, simplement sur la vie.

En conclusion, ma note

2,5
Malgré l’originalité du style et de la plume de l’auteur, je n’ai pas accroché à ce livre par le manque d’histoire et par le manque d’attachement aux personnages puisque ceux-ci n’apparaissent que pour quelques lignes.

Quelques citations

p66 : “L’être humain veut toujours être là où il n’est pas. La réalité n’a aucune chance contre l’imagination, elle perd à tous les coups la pauvre, sa seule consolation c’est d’être réelle. Je rêve d’Angelina Jolie et je me réveille avec une nouille dont je ne sais même pas le nom, elle a beau être réelle, je préfère quand je rêve. Est-ce que je rêverai d’une nouille si je dormais avec Angelina Jolie ?…”

p76 : “Je me suis demandée ce qu’il me voulait cet ostrogoth, jusqu’à ce que je réalise que je le regardais aussi. Nos yeux savent des choses que nos esprits nous cachent.”

Petits plus

N’hésitez pas à aller découvrir un avis plus positif que le mien, puisque Mya Rosa a adoré ce roman!





Pour toi je décrocherai la lune, Gregory Hugues

1 04 2013

Pour toi je décrocherai la lune

Présentation de l’éditeur

A la mort de leur père, Bob, douze ans, et sa sœur Marie-Claire, dix ans, se retrouvent sans famille. Pour échapper à l’orphelinat, ils s’enfuient à New York, où ils espèrent être adoptés par un oncle qu’ils n’ont jamais vu. Les voici bientôt à Manhattan, livrés à eux-mêmes. Commence alors une aventure extraordinaire, pleine de rebondissements et de personnages étonnants, comme seuls les enfants savent en inventer. Car Bob et Marie-Claire possèdent un pouvoir fabuleux : celui de se faire des amis, même au cœur de la nuit !

Un périple incroyable conduit par une fillette qu’on n’est pas près d’oublier.

Drôle, libre, bouleversant d’humanité.

L’auteur

Après une adolescence chaotique (et quelques années en centre de détention), Gregory Hughes, né à Liverpool, a entrepris de voyager à travers le monde. Scaphandrier au Canada, employé d’une compagnie de Ferry à Manhattan, cuisinier en Norvège, il a posé ses valises en Islande pour écrire son premier roman, Pour toi je décrocherai la Lune. (source : Seuil)

Pour toi je décrocherai la lune est son premier roman.

Le livre

Editions Seuil – Paru le 10/01/2013

Format broché – 384 pages

Illustration par Olivier Balez

J’aime beaucoup la couverture, elle est toute simple mais montre l’essentiel : deux enfants sur un immeuble regardant la lune. Dessin qui est simple mais très beau.

Mon avis

Pour toi je décrocherai la lune est un roman particulier sur deux enfants particuliers qui vont vivre une aventure particulière et faire la rencontre de personnes particulières. Pas un coup de cœur, mais presque, je vais essayer au mieux de vous retranscrire mon avis sur ce merveilleux livre. Celui-ci est raconté par Bob quelques années plus tard après ces événements. Ecrit donc à la manière d’un enfant et particulièrement bien écrit car ce n’est pas toujours évident pour un auteur de se mettre à la place d’un enfant, mais Gregory Hugues a réussi ce pari.

Tout commence par notre rencontre de Bob et Marie-Claire à Winnipeg, la capitale de la province du Manitoba au Canada. Nous découvrons leur petite vie en compagnie de leur père et de tous leurs amis et nous commençons à découvrir les deux personnalités assez contraires des deux enfants. Marie-Claire dit “Le Rat” est une petite attachante un peu spéciale, qui vit les choses à fond, possède un don car elle peut ressentir à l’avance ce qu’il va se passer, veut devenir actrice et entretien une relation fusionnelle avec son père. Bob quand à lui est plus terre à terre. Poète à ses heures perdues, c’est un garçon qui n’ose pas montrer ses sentiments au contraire de sa sœur. Il admire et adore son père ainsi que sa petite sœur mais n’arrive pas à les comprendre. Tout va basculer à la mort de leur père, puisque les deux enfants décident de partir à New-York seuls dans l’espoir de retrouver leur oncle pour ne pas être séparés dans des familles d’accueil.

Bien que j’ai apprécié découvrir l’univers des enfants avant leur périple, j’ai trouvé que le livre prenait du temps à commencer, car pour moi, celui-ci commence vraiment avec leur road-trip. Armés de sac-à-dos et de vélos, ils prennent la route pour New-York où ils vont faire la connaissance de personnes aussi hétéroclites les unes des autres : arnaqueur, trafiquant et rappeur. Malfrats en tout genre qui vont se révéler avoir bon cœur et vont les aider dans leur folle quête de leur oncle à travers tout New-York en commençant par Le Bronx!

On a peur pour ses enfants où tout peut leur arriver puisqu’ils sont livrés à eux-même dans la rue. Marie-Claire voit très peu le danger. Elle n’hésite pas à se lier d’amitié avec beaucoup de monde grâce à son don qui la prémunie. Bob lui a vraiment peur mais ne le montre pas car celui-ci doit protéger coûte que coûte sa petite sœur. Cependant, on a parfois l’impression, surtout dans les paroles, que c’est Marie-Claire qui protège son frère grâce à ses paroles réconfortantes.

Alors oui, on peut dire que ce qu’il leur arrive est vraiment de pure fiction, que jamais deux enfants pourraient vivre et s’en sortir selon le contexte de l’histoire, que les gens ne sont pas aussi bons et prêts à aider dans la vraie vie. Mais justement, il s’agit avant tout d’une fiction, d’un conte de fées des temps modernes où la fin nous ramène à la réalité brute de la vraie vie. Une fin qui m’a surprise tant je ne l’ai pas vue venir.

En conclusion, ma note

5

Malgré un début long, une magnifique découverte que ce soit pour les personnages que pour l’histoire ainsi que pour la plume de l’auteur. Je recommande fortement ce livre qui nous interdit de le poser une fois commencé. Les aventures de Marie-Claire et de Bob me hanterons encore pendant un moment.

Quelques citations

P94 : “- Si, je le sais. Tu vois, Bob, quand tu meurs, ton esprit quitte ton corps et il se dirige vers les cieux. Il vole autour des différents systèmes solaires et des galaxies, à plusieurs fois la vitesse de la lumière, visitant des mondes qu’on ne pourrait même pas imaginer. Etre mort, c’est ton billet pour les étoiles, mais il faut mourir pour y arriver. Jusqu’à ce que cela arrive, on ne peut qu’en rêver.

Elle me regarda, ses yeux luisants dans l’obscurité.

– Je sais que tu penses que je suis folle, Bob. Mais je ne te mentirai pas. Pas sur ce sujet.

Elle regarda les étoiles.

– Est-ce que tu peux imaginer Maman retrouvant P’pa après toutes ses années? Je te parie qu’un ange le lui a amené. Et maintenant, elle lui fait faire le tour de la Voie Lactée et il chante pour elle comme Frank Sinatra. Il est heureux, et je suis heureuse pour lui.”

Le Rat disait parfois de vraies âneries, mais là, ce n’en était pas. Je ne croyais pas vraiment à ce qu’elle avait dit. Mais, comme un enfant à qui on lit un conte, je me sentais mieux rien que de l’écouter.”

P114: “La plupart des navires avaient un drapeau canadien qui flottait au-dessus d’eux. J’aime notre drapeau canadien. C’est juste une feuille d’érable, rien de bien excitant en soi. Mais il représente plus qu’un arbre commun à l’ensemble de notre pays. Il représente le fait  d’être ancré à la terre et vrai comme l’arbre lui-même. Et il symbolise la modestie et la compassion, qui sont des traits communs aux Canadiens. Du moins est-ce qu’il signifie pour moi. Je suis sûr que la plupart des gens se soucient de leur pays, mais le Canada est spécial. C’est comme l’Amérique, sans les armées ni l’arrogance.”

P224 : “Vous savez, les enfants, le rap a été décrit comme la poésie des temps modernes. Mais ce n’est de la poésie que quand c’est bien écrit. N(importe quel electro beat va faire que les frangins vont sauter sur la piste de danse. Mais seuls les mots dureront dans les mémoires. Quand j’écris une bonne phrase, je deviens nerveux: c’est comme si je tenais une main de poker gagnante. Et quand j’écris une bonne chanson, je ne peux pas dormir. J’ai montré le meilleur de mon boulot à ma maison de disques. Mais il n’y a que le gangsta rap –  le rap façon gangster – qui les intéresse, et plus y a de gens qui se font butter, mieux c’est. J’ai toujours rêvé de devenir un grand artiste. Ecrire des mots qui émeuvent les gens comme Langston Hughes!

– Accroche-toi bien à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie est un oiseau aux ailes brisées qui ne peut pas voler, déclamai-je.”

Petits plus

Je tiens à remercier l’opération masse critique de Babelio et les éditions Seuil de m’avoir permis de lire ce petit bijou.





Yakusa Gokudo, tome 1: les otages du Dieu-Dragon, Michel Honaker

21 03 2013

Yakusa Gokudo t1

Présentation de l’éditeur

Les préceptes du Yakusa:

  • En toute occasion tu resteras loyal à ton clan.
  • Jamais tu ne révéleras les secrets de ton clan.
  • Si nécessaire tu sacrifieras ta vie pour ton clan.

A ce prix s’ouvrira pour toi le Gokudo, la voie ultime. La seule assez noble pour être suivie par le Yakusa.

Une jeune femme tout droit sortie des eaux erre sur le port de Kishiwada. Saburo décide de la protéger. Entre sa conscience et les ordres de son clan, le jeune yakusa va devoir faire un choix.

L’auteur

Michel Honaker
Michel Honaker est un écrivain français. Il a commencé dans la science-fiction puis s’est tourné vers la littérature jeunesse où il a écrit de très nombreux livres.

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 06/02/13
Format broché – 224 pages
Illustration par Aurélien Police

J’aime beaucoup la couverture, notamment la robe de la jeune femme qui se confond avec une vague de l’océan. L’illustration reflète exactement ce que contient le livre.

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout l’univers des Yakusa correspondant à la mafia japonaise (oui oui je suis une inculte lol mais il est vrai que je ne savais pas que la mafia japonaise portait se nom là).  J’ai donc tout de suite été intéressée pour découvrir ces fameux Yakusa et leurs préceptes.

Je dois dire qu’au début, j’ai trouvé le roman long à démarrer. Certes on fait la connaissance de Saburo, ce jeune Yakusa tiraillé entre les membres de son clan et sa mère qui ne comprend pas la décision de son fils de faire partie de la mafia, elle qui voulait qu’il fasse les beaux-arts à Paris! Lors d’une mission pour son clan, il découvre tout droit sortie de la baie d’Osaka, une jeune fille, Mariko, qui lui fait penser à la princesse des mers Otohimé (un conte que sa mère lui contait durant son enfance et qu’il admire beaucoup).  Celle-ci sous le choc, ne parle pas et Saburo décide de l’aider, malgré les interdictions de son clan et les bâtons dans les roues mis par la police.

Par la suite, l’action est au rendez-vous et les événements s’enchainent comme tout bon thriller. Recherchée par la mafia coréenne, Mariko va être prise sous l’aile de Saburo. A force de persévérance, il finira par découvrir que Mariko n’est pas coréenne mais japonaise, enlevée par la Corée du Nord durant l’enfance afin de servir l’armée nord coréenne notamment pour leur apprendre le japonais et les coutumes du Japon. Je ne connaissais pas du tout ces événements alors que cela fait plusieurs années que cela se déroule et comme le dit si bien Michel Honaker :

« Le désir d’aborder le sujet des yakusa remonte à plusieurs années. En fait, mon épouse étant japonaise, et originaire de Kishiwada, comme du reste toute ma belle famille, nous avons souvent eu des discussions à ce sujet. Les héros de ce roman ont ceci de particulier qu’ils renvoient à des personnages bien réels. Ne restait qu’à mettre en scène une bonne histoire se déroulant dans ce milieu. Là encore, mon épouse a été d’un précieux concours, en évoquant les « disparus » japonais, kidnappés par des commandos nord-coréens, et ce depuis plus de 40 ans. Imagine t-on des espions italiens, enlevant de jeunes adolescents sur des plages de Nice, et les séquestrant jusqu’à leur âge adulte… Cela fait froid dans le dos. Et c’est ce que j’ai ressenti en écoutant cette incroyable histoire. Au Japon, tout le monde sait, en dépit des dénégations officielles… très embarrassantes. »

Concernant les personnages, j’ai apprécié Saburo, bien qu’en lisant le livre, j’avais l’impression qu’il soit un surhomme, dormant et mangeant très peu! L’honneur et le respect sont pour lui très importants et malgré le fait qu’il fasse parti de la mafia, il a bon cœur et n’hésite pas à braver son clan pour faire ce que lui dicte son cœur. Sa relation avec sa mère est vraiment attachante, on sent que c’est lui l’homme de la maison, qui ramène l’argent pour aider sa mère. Cependant, il reste encore le fils et celle-ci n’hésite pas à lui mettre des claques lorsqu’il passe la nuit dehors! D’ailleurs j’ai beaucoup aimé la mère de Saburo, un petit bout de femme qui lutte coûte que coûte pour garder l’honneur de sa famille. Enfin, je n’ai pas du tout adhéré au personnage de Mariko. J’ai trouvé son personnage trop « demoiselle en détresse« .

J’ai beaucoup apprécié de découvrir l’univers des Yakusa, avec leurs codes, leurs préceptes, les divisions du clan… Cette mafia qui règne en maître et dont même les autorités ferment les yeux sur leurs agissements.
Les détails sur le Japon ainsi que sur les Yakusa nous laissent deviner un grand travail de recherche par l’auteur, d’ailleurs cela est confirmé par les propos de l’auteur lui-même puisqu’il s’est renseigné auprès de sa femme et de sa belle famille. Cependant, j’aurai aimé en savoir encore plus et que le clan soit plus présent au niveau de l’histoire, j’espère que cela sera le cas dans les prochains tomes.

En conclusion, ma note

4,5
Un univers inconnu que j’ai aimé découvrir, un thriller où les événements s’enchainent ne laissant aucun répit à notre héros.

Petits plus

Je remercie les éditions Flammarion pour cette découverte.

Livre lu dans le cadre de : 81568792_p.jpg Catégorie Animal





L’héritage des Darcer, tome 3 : la relève, Marie Caillet

17 03 2013

L'héritage des darcer t3

 

Présentation de l’éditeur

Renversée depuis des années par une terrible dictature, la dynastie des Darcer n’a qu’une seule descendante : Mydria. Pour chasser le roi usurpateur, celle-ci ne dispose que de son Don d’ailes, un mystérieux pouvoir capable de la métamorphoser en papillon…

Le royaume d’Edrilion est plus que jamais en danger. Le Sanreth, le roi bâtard, s’est emparé du trône, et dans son ombre travaillent la sournoise reine de la Déléane et ses terrifiantes Chimères. Pour Mydria, seule héritière légitime de la Couronne, il est temps de se révéler au grand jour et de reprendre le pouvoir. Elle s’efforce alors de créer de nouvelles alliances pour déclencher une guerre souterraine. Aidée de son amant Orest, d’Allian l’espion et de Kebren la traqueuse aux pattes de velours, elle tente de gagner l’appui des Fauconniers et de réunir une armée. Mais il faut frapper vite, car les Chimères se déploient dans tout le pays à sa recherche. Mydria doit tout faire pour récupérer son royaume, libérer ses sujets de l’oppresseur et sauver son unique espoir : l’enfant qu’elle attend en secret. Le dernier des Darcer…

L’auteur

marie-caillet

Très jeune auteure, puisque ce premier tome fut écrit à l’âge de 18 ans lorsqu’elle remporta le concours du nouvel auteur jeunesse.

Le premier tome de cette trilogie est paru le 14/10/2010, vous pouvez lire mon avis ici.
Le second tome , Allégeance, est paru le 01/12/2011, vous pouvez lire mon avis ici.
Le dernier tome , La relève, est paru le 03/01/2013

N’hésitez pas à vous rendre sur le blog de l’auteure : http://mariecaillet.20minutes-blogs.fr/

Le livre

Editions Michel Lafon.
Format broché paru le 03/01/2013 – 370 pages.
Une couverture très jolie pour ce dernier tome bien que j’ai préféré celles des deux premiers tomes.

Mon avis

Quel plaisir de retrouver My et ses compagnons mais quel pincement au cœur de savoir qu’on est en train de lire le dernier tome de leurs aventures! Et pas d’inquiétude, aucun spoiler dans cet avis!

Mon avis ne va pas diverger par rapport aux précédents : j’apprécie toujours la plume de Marie Caillet qui, toute en finesse, nous dresse un univers magnifique d’Edrilion et de ses environs, nous offre un panel de personnages ayant chacun son importance dans l’histoire, mais attention, pas une série de personnages plats! Le récit ne souffre d’aucune longueur, les événements s’enchainent les uns après les autres et on n’est pas au bout de nos surprises!

Chaque tome nous dévoile un ordre d’Edrilion : dans le premier tome nous avons découvert la guilde des assassins, dans le second, l’ordre des Kmetts. Ici, nous en apprenons d’avantage sur l’ordre des Fauconniers, dirigeants des plus grandes villes d’Edrilion et je dois dire que je me suis attachée à Kebren.

Les chimères de La Déléane sont également mises en avant, notamment les relations qu’elles entretiennent avec Welfenda (reine de la Déléane) et de son Sanreth. Nous faisons la connaissance également d’un autre pays : Acryak et ses coutumes.

La relation entre My et Orest va prendre un tournant décisif et sera parsemée d’embuches. Cependant leur complicité est toujours la même qu’au premier tome et les deux tourtereaux continuent autant à se lancer des pics pour notre plus grand plaisir!

J’ai beaucoup aimé en apprendre d’avantage sur le don de My et ses particularités. Bien que minuscule, celui-ci est très puissant et aidera plus d’une fois My dans sa quête.

On sourit beaucoup avec ce livre mais je dois dire qu’il fait pleurer aussi! L’auteure nous fait une révélation des plus inattendue et je dois dire que celle-ci m’a totalement chamboulée ! Mais vous en serez plus en lisant le livre!

En conclusion, ma note

5
Un tome qui clôture avec brio cette merveilleuse trilogie où l’action est au rendez-vous et les personnages toujours aussi importants et attachants. Une jeune auteure avec un grand talent à suivre de très près!








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