Traqué, tome 1, Andrew Fukuda

8 04 2013

Traqué

Présentation de l’éditeur

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les derniers des siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

 

L’auteur

Andrew Fukuda

Élevé entre New York et Hong Kong, Andrew Fukuda fut procureur dans des affaires criminelles pendant sept ans avant de connaître un succès international avec sa première série, Traqué. Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture. (source : Lire en série)

Découvrez le site de l’auteur.

 

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 04/04/13

Format Broché – 370 Pages

Traqué est le premier tome d’une trilogie dont le dernier tome paraitra en novembre 2013 aux Etats-Unis.

Une couverture sombre où l’on aperçoit une personne traqué dans une forêt, nous laisse présager un livre ne nous laissant aucun moment de répit!

 

Mon avis

En lisant la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à encore un livre sur les vampires (quoique l’on peut se laisser imaginer à d’autres créatures craignant le soleil et se nourrissant de chair fraiche car le mot vampire n’est à aucun écrit.)! Je m’imaginais que ces fameux prédateurs étaient des extraterrestres ayant conquis la Terre… j’étais bien loin du compte et je dois dire que j’ai été assez déçue au début. D’autant plus que la loterie tirant au sort des candidats pour un jeu consistant à traqué des humains, cela me faisait beaucoup penser à Hunger Games.

Finalement, je me suis laissée captiver par l’histoire et par Gene! Gene qui doit à tout prix se faire passer pour l’un de ses prédateurs afin de rester en vie coûte que coûte. La solitude lui pèse vraiment et cela est de plus en plus difficile pour lui de se faire passer pour l’un des leurs, surtout depuis que son numéro est tiré à la loterie et que celui-ci doit intégrer l’Institut Homifère pour se préparer à cette fameuse chasse.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est qu’il ne s’agit pas d’une énième histoire d’amour entre un humain et un vampire. Au contraire, ici les vampires sont vraiment les méchants et sont montrés sous leur plus mauvais jours, se conduisant comme de vrais animaux à la simple odeur d’un homiféré. J’ai aimé découvrir ces fameux prédateurs aux mœurs assez étranges.

Le livre nous maintient en suspens tout le long du récit, on se prend au jeu d’être Gene à se faire passer pour quelqu’un qu’il n’est pas avec toute la peur d’être découvert! L’auteur a su implanter un décor où les humains ne sont plus que des animaux, du gibier et que c’est les prédateurs qui se considèrent être l’espèce civilisée.

L’auteur ne nous épargne rien dans les combats, et certains sont assez gores (surtout pour moi âme très sensible)! J’ai trouvé l’histoire très originale et bien menée, malgré cette fin qui nous laisse en suspend! Beaucoup de questions restent sans réponses et j’espère que le prochain tome nous en dévoilera d’avantage!

En conclusion, ma note

4

Un livre qui nous tient en haleine, une histoire originale. J’espère cependant que les prochains tomes nous en dévoilerons plus sur le pourquoi de cette situation.

Petits plus

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour ce livre.

Le trailer US de la série, où l’on peut découvrir les couvertures US que j’aime beaucoup!





Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena

7 04 2013

Le goût des pépins de pomme

Présentation de l’éditeur

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

L’auteur

Katharina Hagena

Katharina Hagena est née en 1967. Spécialiste de l’œuvre de Joyce, elle a enseigné la littérature anglaise et allemande au Trinity College, à Dublin, et à l’université de Hambourg, où elle vit toujours. (source : Le livre de Poche).

Le livre

Éditions Le livre de poche – Paru le 27/04/11

Format poche – 286 pages

Une couverture toute simple avec des pommes ainsi que les feuilles du pommier, à la manière d’un livre botanique avec la coupe transversale d’une pomme. Comme pour nous signifier que l’on va découvrir l’intérieur de la vie de ces 3 générations de femmes.

Mon avis

J’ai acheté ce livre il y a un moment déjà. Le titre m’avait plu et la quatrième de couverture nous annonçant une saga familiale sur 3 générations de femmes m’ont conquis. Malheureusement, il est tombé un peu dans l’oubli et finalement, je ne l’ai ressorti de ma PAL que le mois dernier.

Je dois dire qu’au tout début je n’ai pas accroché. L’écriture de l’auteure était lourde pour moi : beaucoup de longues phrases, de longues descriptions que j’avais du mal à digérer. De plus j’ai trouvé que l’histoire en elle-même prenait du temps à démarrer, à savoir la saga sur la famille.

Mais finalement, plus j’avançais dans le livre et plus j’avais du mal à le lâcher et plus j’ai été conquise par la plume de l’auteure ! J’ai bien fait de persévérer ! Comme on dit si bien, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis!

Nous suivons donc Iris, la narratrice de l’histoire, entre sa vie de maintenant dans la maison familiale qu’elle vient d’hériter (et dont elle hésite de garder) et ses souvenirs (dans lesquels se trouvent cette fameuse saga familiale).

Le récit s’enchaine entre la vie présente et passée sans transitions (ce qui parfois est assez difficile à suivre). En effet, les souvenirs nous sont contés au fur et à mesure qu’ils arrivent à la mémoire d’Iris : par brides, à la vue d’une simple pièce, d’une simple odeur… Tout nous est détaillé, et j’avais l’impression d’être moi-même Iris en train de revivre tous ses souvenirs. Les descriptions visuelles et olfactives sont très présentes, et j’arrivais à sentir l’odeur de ces fameuses pommes (très présentes dans le livre).

Au fur et à mesure des souvenirs qui nous parviennent, sans ordre chronologique, nous faisons la connaissance de chacune des fameuses femmes de cette famille : Bertha, ses 3 filles Harriet, Inga et Christa ainsi que de leurs propres filles Rosemarie et Iris. Je ne dirai rien sur leurs vies et leurs personnalités, mais sachez qu’elles valent toutes le détour d’être découvertes, sous un fond de tragédie familiale.

Un très bon livre sur le souvenir ainsi que sur l’oubli. J’ai finalement adhéré à l’écriture, une belle écriture (certes parfois assez longue) mais qui nous fait beaucoup réfléchir sur la place du souvenir dans nos vies.

En conclusion, ma note

4,5Un joli livre sur le souvenir, des héroïnes attachantes et une écriture particulière qu’on apprend à aimer au fur et à mesure de la lecture.

Quelques citations

p22 : “J’écrivais encore des lettres à l’époque, je croyais encore à ce qui est écrit, à ce qui est imprimé, à ce qui peut être lu. Cela ne devait pas durer. Entre-temps, j’étais devenue bibliothécaire à l’université de Fribourg, je travaillais avec les livres, j’achetais des livres, il m’arrivait même d’en emprunter. Mais lire? Non. Autrefois, oui, et même plus qu’il n’eût fallu, je lisais tout le temps, au lit, en mangeant, à bicyclette aussi. Fini, terminé. Lire signifie collectionner, et collectionner signifie conserver, et conserver signifie se souvenir, et se souvenir signifie ne pas savoir exactement, et ne pas savoir exactement signifie avoir oublié, et oublier signifie tomber, et tomber doit être rayé du programme. Cela en guise d’explication.”

p88 : “Lorsqu’on perd la mémoire, le temps passa d’abord beaucoup trop vite, ensuite plus du tout. […] Le cerveau s’ensablait comme le lit instable d’une rivière. Cela commençait par s’effriter sur les bords, puis les berges croulaient dans l’eau par pans entiers. La rivière perdait sa forme et son courant, sa raison d’être. Pour finir, cela s’arrêtait de couler, ne faisait plus que clapoter misérablement dans tous les sens. Il se formait dans le cerveau des dépôts blancs qui bloquaient les impulsions électriques, les terminaisons étaient totalement isolées, et à terme échu, la personne également.”

p108 : “Monsieur Lexow avait-il déjà oublié la soirée d’hier? Les gens devenaient-ils oublieux lorsqu’ils avaient quelque chose à oublier? L’oubli ne tenait-il qu’à l’incapacité de retenir les choses? Peut-être que les vieilles gens n’oubliaient rien mais se refusaient simplement à retenir ceci ou cela. A partir d’une certaine quantité de souvenirs, chacun devait finir par en être saturé. L’oubli n’était donc lui-même qu’une forme de souvenir. Si l’on n’oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sables qui s’agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marrées. Chez Bertha, les îles avaient été submergées par un raz-de-marée. Sa vie gisait-elle au fond de l’océan?”

p221 : “Quiconque oublie le temps cesse de vieillir. L’oubli triomphe du temps, ennemi de la mémoire. Car le temps, en définitive, ne guérit toutes les blessures qu’en s’alliant à l’oubli.”

 Petits plus

Livre lu dans le cadre: 81568792_p.jpg catégorie Aliment / Boisson





Pour toi je décrocherai la lune, Gregory Hugues

1 04 2013

Pour toi je décrocherai la lune

Présentation de l’éditeur

A la mort de leur père, Bob, douze ans, et sa sœur Marie-Claire, dix ans, se retrouvent sans famille. Pour échapper à l’orphelinat, ils s’enfuient à New York, où ils espèrent être adoptés par un oncle qu’ils n’ont jamais vu. Les voici bientôt à Manhattan, livrés à eux-mêmes. Commence alors une aventure extraordinaire, pleine de rebondissements et de personnages étonnants, comme seuls les enfants savent en inventer. Car Bob et Marie-Claire possèdent un pouvoir fabuleux : celui de se faire des amis, même au cœur de la nuit !

Un périple incroyable conduit par une fillette qu’on n’est pas près d’oublier.

Drôle, libre, bouleversant d’humanité.

L’auteur

Après une adolescence chaotique (et quelques années en centre de détention), Gregory Hughes, né à Liverpool, a entrepris de voyager à travers le monde. Scaphandrier au Canada, employé d’une compagnie de Ferry à Manhattan, cuisinier en Norvège, il a posé ses valises en Islande pour écrire son premier roman, Pour toi je décrocherai la Lune. (source : Seuil)

Pour toi je décrocherai la lune est son premier roman.

Le livre

Editions Seuil – Paru le 10/01/2013

Format broché – 384 pages

Illustration par Olivier Balez

J’aime beaucoup la couverture, elle est toute simple mais montre l’essentiel : deux enfants sur un immeuble regardant la lune. Dessin qui est simple mais très beau.

Mon avis

Pour toi je décrocherai la lune est un roman particulier sur deux enfants particuliers qui vont vivre une aventure particulière et faire la rencontre de personnes particulières. Pas un coup de cœur, mais presque, je vais essayer au mieux de vous retranscrire mon avis sur ce merveilleux livre. Celui-ci est raconté par Bob quelques années plus tard après ces événements. Ecrit donc à la manière d’un enfant et particulièrement bien écrit car ce n’est pas toujours évident pour un auteur de se mettre à la place d’un enfant, mais Gregory Hugues a réussi ce pari.

Tout commence par notre rencontre de Bob et Marie-Claire à Winnipeg, la capitale de la province du Manitoba au Canada. Nous découvrons leur petite vie en compagnie de leur père et de tous leurs amis et nous commençons à découvrir les deux personnalités assez contraires des deux enfants. Marie-Claire dit “Le Rat” est une petite attachante un peu spéciale, qui vit les choses à fond, possède un don car elle peut ressentir à l’avance ce qu’il va se passer, veut devenir actrice et entretien une relation fusionnelle avec son père. Bob quand à lui est plus terre à terre. Poète à ses heures perdues, c’est un garçon qui n’ose pas montrer ses sentiments au contraire de sa sœur. Il admire et adore son père ainsi que sa petite sœur mais n’arrive pas à les comprendre. Tout va basculer à la mort de leur père, puisque les deux enfants décident de partir à New-York seuls dans l’espoir de retrouver leur oncle pour ne pas être séparés dans des familles d’accueil.

Bien que j’ai apprécié découvrir l’univers des enfants avant leur périple, j’ai trouvé que le livre prenait du temps à commencer, car pour moi, celui-ci commence vraiment avec leur road-trip. Armés de sac-à-dos et de vélos, ils prennent la route pour New-York où ils vont faire la connaissance de personnes aussi hétéroclites les unes des autres : arnaqueur, trafiquant et rappeur. Malfrats en tout genre qui vont se révéler avoir bon cœur et vont les aider dans leur folle quête de leur oncle à travers tout New-York en commençant par Le Bronx!

On a peur pour ses enfants où tout peut leur arriver puisqu’ils sont livrés à eux-même dans la rue. Marie-Claire voit très peu le danger. Elle n’hésite pas à se lier d’amitié avec beaucoup de monde grâce à son don qui la prémunie. Bob lui a vraiment peur mais ne le montre pas car celui-ci doit protéger coûte que coûte sa petite sœur. Cependant, on a parfois l’impression, surtout dans les paroles, que c’est Marie-Claire qui protège son frère grâce à ses paroles réconfortantes.

Alors oui, on peut dire que ce qu’il leur arrive est vraiment de pure fiction, que jamais deux enfants pourraient vivre et s’en sortir selon le contexte de l’histoire, que les gens ne sont pas aussi bons et prêts à aider dans la vraie vie. Mais justement, il s’agit avant tout d’une fiction, d’un conte de fées des temps modernes où la fin nous ramène à la réalité brute de la vraie vie. Une fin qui m’a surprise tant je ne l’ai pas vue venir.

En conclusion, ma note

5

Malgré un début long, une magnifique découverte que ce soit pour les personnages que pour l’histoire ainsi que pour la plume de l’auteur. Je recommande fortement ce livre qui nous interdit de le poser une fois commencé. Les aventures de Marie-Claire et de Bob me hanterons encore pendant un moment.

Quelques citations

P94 : “- Si, je le sais. Tu vois, Bob, quand tu meurs, ton esprit quitte ton corps et il se dirige vers les cieux. Il vole autour des différents systèmes solaires et des galaxies, à plusieurs fois la vitesse de la lumière, visitant des mondes qu’on ne pourrait même pas imaginer. Etre mort, c’est ton billet pour les étoiles, mais il faut mourir pour y arriver. Jusqu’à ce que cela arrive, on ne peut qu’en rêver.

Elle me regarda, ses yeux luisants dans l’obscurité.

– Je sais que tu penses que je suis folle, Bob. Mais je ne te mentirai pas. Pas sur ce sujet.

Elle regarda les étoiles.

– Est-ce que tu peux imaginer Maman retrouvant P’pa après toutes ses années? Je te parie qu’un ange le lui a amené. Et maintenant, elle lui fait faire le tour de la Voie Lactée et il chante pour elle comme Frank Sinatra. Il est heureux, et je suis heureuse pour lui.”

Le Rat disait parfois de vraies âneries, mais là, ce n’en était pas. Je ne croyais pas vraiment à ce qu’elle avait dit. Mais, comme un enfant à qui on lit un conte, je me sentais mieux rien que de l’écouter.”

P114: “La plupart des navires avaient un drapeau canadien qui flottait au-dessus d’eux. J’aime notre drapeau canadien. C’est juste une feuille d’érable, rien de bien excitant en soi. Mais il représente plus qu’un arbre commun à l’ensemble de notre pays. Il représente le fait  d’être ancré à la terre et vrai comme l’arbre lui-même. Et il symbolise la modestie et la compassion, qui sont des traits communs aux Canadiens. Du moins est-ce qu’il signifie pour moi. Je suis sûr que la plupart des gens se soucient de leur pays, mais le Canada est spécial. C’est comme l’Amérique, sans les armées ni l’arrogance.”

P224 : “Vous savez, les enfants, le rap a été décrit comme la poésie des temps modernes. Mais ce n’est de la poésie que quand c’est bien écrit. N(importe quel electro beat va faire que les frangins vont sauter sur la piste de danse. Mais seuls les mots dureront dans les mémoires. Quand j’écris une bonne phrase, je deviens nerveux: c’est comme si je tenais une main de poker gagnante. Et quand j’écris une bonne chanson, je ne peux pas dormir. J’ai montré le meilleur de mon boulot à ma maison de disques. Mais il n’y a que le gangsta rap –  le rap façon gangster – qui les intéresse, et plus y a de gens qui se font butter, mieux c’est. J’ai toujours rêvé de devenir un grand artiste. Ecrire des mots qui émeuvent les gens comme Langston Hughes!

– Accroche-toi bien à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie est un oiseau aux ailes brisées qui ne peut pas voler, déclamai-je.”

Petits plus

Je tiens à remercier l’opération masse critique de Babelio et les éditions Seuil de m’avoir permis de lire ce petit bijou.





La cité des ténèbres, tome 1 : la coupe mortelle, Cassandra Clare

3 03 2013

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Présentation de l’éditeur

Clary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et, détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d’un seul coup !
Mais le pire reste à venir… Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté. Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d’ombres… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

L’auteur

Cassandra CareCassandra Clare est né de parents américains à Téhéran, en Iran et a passé une grande partie de son enfance à parcourir le monde avec sa famille. La Coupe Mortelle est son premier roman. (source : le site de l’auteur)

Le livre

Éditions Pocket Jeunesse – Paru le 16/05/2012

Format broché – 571 pages

Je trouve la couverture très belle, très sobre et mystérieuse, avec juste une petite touche de couleur pour le titre et les traces de griffure rouges. Il s’agit d’une réédition et je préfère cette nouvelle couverture plutôt que l’ancienne :

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Mon avis

Ce livre est tombé par hasard dans mes mains lors du salon du livre et de la presse jeunesse 2012 de Montreuil. En effet, en me baladant sur le stand de Pocket, à la caisse où je payais d’autres achats, je suis tombée sur une affiche de cette saga et une employée de chez Pocket me lance, « n’hésitez surtout pas, j’ai dévoré les 3 tomes en une semaine, c’est vraiment très bien, mieux traduit que Twilight ». De là, en entendant Twilight, mon chéri me l’offre! Et bien je ne suis pas déçue, bien que pour le moment, aucune saga de ce genre n’a détrôné Twilight pour moi!

Tout est au rendez-vous pour plaire aux ados et jeunes adultes : fantastique, triangle amoureux, don, passé trouble… ingrédients qui se retrouvent très souvent dans ce genre de livre mais qui marchent très bien et cette saga le prouve!

Nous suivons donc Clary, une jeune New-yorkaise de 16 ans qui va faire une rencontre assez inattendue : un groupe de chasseurs d’ombres. En effet, elle l’ignorait encore avant leur rencontre, mais son monde est peuplé de créatures fantastiques comme les vampires, sorciers et loup-garous, et les chasseurs d’ombres sont là pour protéger les humains.


Jusqu’au 3/4 du roman, je me suis dit, bon voilà un livre sympa, qui se lit facilement mais qui finalement ne sort pas du lot. Et bien je dois dire qu’une révélation, que je n’avais pas du tout vu venir à la dernière partie du roman, me fait changer mon point de vu! J’espère que la suite sera aussi imprévisible!

En conclusion, ma note

4

On se laisse facilement prendre par l’intrigue et les personnages, un livre réunissant tous les ingrédients de la littérature pour jeunes adultes.

Petits plus

N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site très complet de la saga : http://www.lacitedestenebres.com/

L’adaptation cinématographique est prévu pour le 16 octobre 2013 et je dois dire que la bande annonce me fait très envie:

challenge perso chroniques
1/40




Nos étoiles contraires, John Green

13 01 2013
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Présentation de l’éditeur

C’est l’histoire d’Hazel Grace, 16 ans, et d’Augustus, 17 ans. Lorsqu’ils se rencontrent, Hazel est atteinte d’un cancer incurable : selon ses propres mots elle est « une grenade dégoupillée » qui a peur d’exploser. Augustus, lui, est en rémission et il a peur de l’oubli comme un aveugle a peur du noir. Leur complicité pleine d’humour nous entraîne par delà leur maladie dans une magnifique histoire d’amitié et d’amour qui nous fait furieusement aimer la vie… et on en redemande.

L’auteur

JohnGreen
Auteur américain, commentateur radio et critique pour la presse. Également créateur avec son frère d’un projet de blog vidéo : Brotherhood 2.0. puis ‘vlogbrothers, à regarder sur Youtube (pourquoi suis-je si nulle en anglais???).
Son premier roman : Qui es-tu Alaska? a reçu le prix d’honneur du Michael L.Printz Award.

Le livre

Éditions Nathan – A paraitre le 21/02/2013
Format broché – 336 pages
J’aime beaucoup la couverture avec tous les petits mots gribouillés partout!

Mon avis

Un mot me vient à l’esprit pour décrire ce livre c’est : ÉMOUVANT.

Je ressors de cette lecture toute chamboulée, pas seulement à cause du thème de la maladie qui est abordée, mais aussi à cause des personnages, leurs relations, leurs vies…
Bon je le dis tout de suite, ce livre est un coup de cœur, première lecture de 2013, l’année commence bien. Le souci avec mes coups de cœur, c’est que j’ai énormément de mal à rédiger mes avis, je veux absolument écrire quelque chose de beau afin de mettre le livre en valeur et de donner au plus de monde possible l’envie de le découvrir. Et donc forcement en me mettant à chaque fois cette pression, je bloque!!!! Mais bon je vais essayer quand même!

C’est la première fois que je lis cet auteur, John Green, bien que « Où es-tu Alaska? » dort depuis un moment dans ma PAL, mais plus pour longtemps je crois! Parce que voilà, la plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’écriture, très directe et franche. Le livre est du point de vue d’Hazel Grace, une adolescente de 16 ans atteinte d’un cancer de la thyroïde qui s’est propagée dans ses poumons et elle ne peut se déplacer sans sa bonbonne d’oxygène. Hazel est assez franche pour parler de sa vie et surtout de son cancer, et fait preuve d’humour (noir) face à sa malade.  Durant les 10 premières pages, je n’ai pas arrêté de stopper ma lecture pour lire les passages à mon chéri, tellement j’ai tout de suite adhéré à l’écriture! Bon j’ai fini par arrêter car sinon je n’allais jamais finir le livre!

Tout commence avec un groupe de soutien pour malades, qu’Hazel fréquente sous l’obligation de sa mère qui pense qu’elle est dépressive. C’est là qu’Hazel va rencontrer Augustus, 17 ans, atteint d’un ostéosarcome mais en rémission depuis 1 an et demi. S’il est là, c’est uniquement pour accompagner son ami Isaac, atteint d’un cancer de l’œil qui lui fait perdre la vue petit à petit. Et c’est à ce moment là que « nos étoiles contraires », Hazel et Augustus, vont tomber amoureux l’un de l’autre.

Parce que oui, comme le dit l’auteur, ce n’est pas un simple livre sur le cancer, c’est avant tout un livre sur l’amour: l’amour entre deux êtres, l’amour de parents envers leur enfant, l’amour entre deux amis. et l’amour de ces deux étoiles pour la vie. Nous suivons l’évolution de ces personnages, leurs vies, leurs peurs et leur quête : car Hazel et Augustus ont une quête, que je ne dévoilerai pas, mais qui concerne un livre qui leur tient à cœur à tous les deux : « Une impériale affliction ». Leurs peurs sont très touchantes :Augustus a peur de l’oubli, qu’a sa mort, la vie l’oublie, il aimerai être un héros qui traverse les siècles. Quant à Hazel, elle a peur d’être une grenade et de dévaster les siens quand elle mourra.

Ce livre est déroutant car il est drôle et triste à la fois et on ne fait que de passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j’ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l’instant d’après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C’est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l’écriture.

En conclusion, ma note

5 coup de coeur

Comme je l’ai dit, un coup de cœur. Un livre émouvant où l’on rit et l’on pleure, avec des personnages attachants et vrais. Une magnifique plume authentique, pleine de poésie, de métaphore mais qui peut être très directe parfois!

Quelques citations

Alors là je dois dire que c’est très dur de choisir des citations car mon livre est rempli de bout de papiers pour marquer mes passages favoris (limite c’est le livre entier!!!), mais bon en voici quelques unes:

p10 :  » Le groupe était formé d’une brochette de guignols plus ou moins mal en point dont la composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle? Un effet secondaire de la mort. « 

p26 :  » Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré […] Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. « 

p56 : « Après tout, les jeunes atteints d’un cancer son les effets secondaires des mutations incessantes qui permettent la diversité de la vie sur terre. « 

p105 : « J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerai autant limiter le nombre de victimes ! […] Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu’au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n’ai pas besoin de sortit. Et je ne veux pas être une ado normale parce que je suis une grenade. « 

p131 :  » Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort: d’abord tout doucement et puis tout d’un coup. « 

p245 :  » Il est infiniment difficile de garder sa dignité quand la lumière du soleil levant est trop vive à nos yeux en perdition.  »

p 272 :  » Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. […] J’avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me rejeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l’eau, sans me noyer. « 

p321 :  » D’accord, je n’écris peut-être pas aussi mal que ça. Mais je n’arrive pas à rassembler mes idées, Van Houten. Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations. « 

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette magnifique découverte.

N’hésitez pas à visiter Le site de l’auteur.

Beaucoup d’avis pour ce livre et pour le moment, je n’en ai vu que des positifs! Mya , Moody, Archessia Et pleins d’autres à découvrir en tapant « Nos étoiles contraires » sur votre moteur de recherche!!!





Défendre Jacob, William Landay

7 01 2013
Defendre_Jacob

Présentation de l’éditeur

Depuis vingt ans, Andrew Barber est procureur adjoint du comté de Massachusetts. Admiré par ses pairs pour sa combativité au tribunal, respecté de la communauté, il est aussi un père de famille heureux, veillant sur sa femme Laurie et leur fils Jacob. Quand un crime atroce secoue la quiétude de sa petite ville, c’est la foudre qui s’abat sur lui : son fils de 14 ans est accusé du meurtre d’un camarade de classe.

Andrew ne peut croire à la culpabilité de Jacob et va tout mettre en œuvre pour prouver son innocence. Mais à mesure que les indices à charge s’accumulent et que le procès approche, certaines révélations surgies du passé sèment le doute et menacent de détruire son mariage, sa réputation et sa foi en la justice. Le dos au mur, Andrew devra faire face au pire dilemme de sa vie : choisir entre la loyauté et la vérité pour défendre cet adolescent qu’il connaît si mal.

Dans ce thriller psychologique au suspense à couper le souffle, William Landay dresse le portrait d’une famille en crise confrontée aux démons de la culpabilité, de la trahison et de l’abîme qui peut s’ouvrir sous nos pieds en un instant.

L’auteur

Wiliam Landay

William Landay est un romancier et un avocat américain. Il a été procureur auprès du District Attorney de Boston.  (source Babelio)
Premier livre paru en France : Boston Requiem, le 24/03/2005 aux éditions Michel Lafon (qui a reçu leprix John Creasey Dagger du premier roman policier en 2003)

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 11/10/12
Format broché – 416 pages
Une couverture énigmatique avec ce regard dur et fermé de ce jeune adolescent.

Mon avis

Je remercie tout d’abord Camille des éditions Michel Lafon pour cette découverte.
Défendre Jacob n’est pas qu’un thriller. En tout cas je ne l’ai pas perçu comme tel. C’est l’histoire d’une famille où tout va basculer le jour où le fils Jacob, 14 ans, est accusé du meurtre de Ben Rifkin, un camarade de classe. A partir de là, c’est la descente aux enfers pour Jacob et ses parents

J’avais vraiment peur que le livre soit trop centré sur le procès et qu’il y ait beaucoup de termes juridiques, car le livre commence par un passage de la retranscription d’un procès! Cela aurait pu être le cas étant donné que l’auteur est aussi avocat. En plus du récit sur le procès, nous suivons vraiment cette famille sous le point de vue du père, Andrew (Andy) Barber. Ce père qui a l’habitude de par sa vocation, d’être de l’autre côté.

Alors oui il a tout du thriller dans les règles de l’art : un meurtre, une enquête qui nous tient en haleine, un procès et un dénouement qui nous laisse sans voix. Il est vrai que l’auteur excelle dans ce genre. Mais ce que j’ai vraiment apprécié dans cette lecture, c’est la retranscription des sentiments de chacun des protagonistes : Jacob, Andrew, Laurie, les parents de Ben Rifkin et les camarades de Jacob. Sentiments qui passent avant tout par les soupçons, notamment les parents de Jacob qui malgré tout, se posent beaucoup de questions sur leur fils, surtout quand des sujets douloureux surgissent du passé.

Deux narrations s’enchainent : le récit d’Andrew entrecoupé de la retranscription d’un autre procès. Cependant, ces deux récits s’alternent de manière subtile sans entrainer une certaine confusion. Et ce n’est qu’à la fin qu’on comprend où veux en venir l’auteur.

Un élément que j’ai également apprécié dans cette lecture, ce sont les secrets de famille et leur poids quand ils sont découverts.

Pour finir, une fin qui me laisse sans voix! Mais malheureusement il y a des questions qui sont restées en suspens…

En conclusion, ma note

4,5Comme le précise Linwood Barclay « palpitant, déchirant, un véritable coup de poing! ». Un thriller extrêmement bien maîtrisé, des personnages remplis d’émotions.

Petits plus

Le trailer du livre:





Rose tome 4: Rose et le fantôme du miroir, Holly Webb

28 11 2012

 

Présentation de l’éditeur

Toujours apprentie chez Monsieur Fountain, Rose s’interroge de plus en plus sur ses origines. Elle découvre un miroir magique ayant appartenu à sa mère et va devoir affronter un fantôme.

 

L’auteur

 

Holly Webb est une auteure anglaise de livres pour enfants. Avant de se lancer dans l’écriture, elle était rédactrice en chef de fictions pour enfants. Sa série Rose compte quatre romans. Une nouvelle série « Lily » vient de voir le jour avec pour le moment, deux tomes, cette nouvelle série tarde à être publiée en France, dommage que je ne lise pas en V.O.

Un petit tour sur le site de l’auteur: Holly Webb.

 

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 10/10/12

Format broché – 320 pages

Décidément, je suis vraiment tombée amoureuse des couvertures de cette saga !

 

Mon avis

C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai lu ce livre, puisqu’il s’agit du dernier tome des aventures de Rose.

Et je dois dire que ce dernier tome est très réussi. Nous avons toujours les mêmes ingrédients que les précédents : magie, époque victorienne, personnages attachants, héroïne courageuse et généreuse. Mais le petit plus c’est qu’on découvre le passé de Rose et notamment de ses parents. Rose qui se pose toujours autant de questions sur son passé et l’arrivée de ce fantôme ne vas pas arranger les choses. La magie est très présente, je trouve même que c’est le tome où elle est le plus prépondérante. Comme le tome précédent, les personnages secondaires sont encore une fois mis en valeur : l’auteure a su doser l’histoire de Rose et les autres personnages, tout n’est pas centrée sur celle-ci.

Le côté positif également de cette série c’est que chacun des tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres, puisque au début de chaque roman, nous avons un petit résumé des tomes précédents.

Juste un petit bémol : que cette saga soit finie !!!!

 

En conclusion, ma note

Un tome qui clôture avec brio cette magnifique saga, avec des personnages aussi attachants les uns que les autres.

 

Petits plus

Je remercie les éditions Flammarion pour m’avoir permis de découvrir cette saga.

Mes avis sur les tomes précédents :

Vous avez envie de découvrir cette saga ? Rendez-vous dimanche pour un concours permettant de gagner le premier tome de la saga, en partenariat avec les éditions Flammarion.