Je t’attendais, Judith Uyterlinde

26 09 2011

Présentation de l’éditeur 

Je suis une femme au début de sa vie, qui veut tout : un bel amour, des amis, un travail passionnant. Et un bébé. Mais les choses se compliquent. Je fais une fausse couche. Le doute s’installe. Je tente alors tout et qui est possible. Enfin c’est la fécondation in vitro : une, puis deux, et encore une. En vain. L’homme de ma vie ne réagit pas comme je le voudrais. Autour de moi, personne ne sait comment me parler. Tout me blesse : les landaus, les sourires des femmes enceintes, les paroles maladroites, les silences. Dois-je me résigner ? Ce désir sans fin et douloureux va-t-il diriger ma vie ? Je suis envahie par la rage, le doute, la jalousie. Ma vie me glisse entre les doigts. Jusqu’ au jour où tout bascule. Ce livre est mon histoire, mais c’est aussi celle de milliers de couples qui ne réussissent pas à concevoir un bébé. J’ai voulu vous raconter ce chemin sans rien cacher : Avec humour, parce que c’est ma nature. Avec tendresse, parce que sans amour on ne fait rien.

L’auteur

Judith Uyterlinde est journaliste  et éditrice aux Pays-Bas. Il s’agit de son premier livre, son témoignage.

Mon avis

Une fois commencé, il est très difficile d’arrêter la lecture de ce livre, qui nous prend tout de suite au cœur. Judith est confrontée à la chose la plus horrible que toute femme appréhende : celui de ne pas réussir à avoir d’enfants. A travers ce récit, on va ressentir toutes ses émotions durant les pires années de sa vie. Judith est une femme comme les autres qui va un jour ressentir le « désir d’enfant », et ce désir, ce rêve de la plupart des femmes va vite se transformer en cauchemar.

Ce n’est pas un livre pour s’apitoyer sur son sort, mais un livre pour exposer ce qu’elle a ressenti, pour expliquer pourquoi elle s’est petit à petit, éloigner des êtres les plus chers pour elle. Un livre pour en quelque sorte, faire comprendre aux gens ce que peut ressentir une femme qui traverse ces moments là afin qu’ils ne les abandonnent pas.

A travers ce livre, Judith va expliquer toutes les émotions qu’elle a ressenties : le déni tout d’abord, la déprime, la colère et finalement, l’acceptation après s’être battue toutes ces années.

En conclusion, ma note

Un livre touchant et émouvant, à lire absolument, que l’on soit maman ou non, confrontée ou non, car malheureusement, le thème abordé est fréquent, et que l’on connait tous dans son entourage, une personne confrontée dans ce malheur de ne pouvoir donner la vie.

Quelques citations 

P31 : «  Je n’ai jamais subi d’opération. « Ce n’est pas une opération, ce n’est qu’une petite intervention », me rassure l’infirmière. Je dois mettre une culotte jetable, la chemise de nuit rêche de l’hôpital et un bonnet de douche tout à fait ridicule. « Pour des questions d’hygiène », explique l’infirmière. Je dois également enlever ma bague, mon collier et ma montre. Dans la salle d’opération, je n’ai droit à aucun effet personnel. C’est un avant goût de l’anesthésie : on me fait déjà un peu disparaitre. »

P87 : « Si l’homme, lui aussi, peut douter de ses facultés à procréer, chez lui le problème est d’un autre ordre : il est moins intime. Sa contribution se résume à une simple éjaculation, c’est tout.  Son humeur n’est pas soumise aux variations de ses hormones. Les douleurs menstruelles, les désagréments de la grossesse, la douleur de l’accouchement, tout cela lui est épargné.  Il peut consacrer toute son énergie à d’autres occupations, sociales ou professionnelles, car il n’y a que la maladie qui lui rappelle qu’il est aussi un corps. La femme est l’homme sont égaux devant la maladie. En revanche, la femme souffre de ses règles cinq jours par mois, soixante jours par an, et cela pendant au moins trente ans. Ce qui fait mille huit cents jours au total, c’est-à-dire à peu près cinq ans ! Si elle a eu deux ou trois enfants, il faut compter deux bonnes années de plus. Durant sept ans en moyenne, la femme est soumise à son propre corps. « Mais c’est tellement gratifiant ! » vous affirmeront celles qui savent. »

P134 : « Certains ont subi les pires exactions et sont parvenus, malgré tout, à garder leur dignité. Comparés à eux, mes petits malheurs sont finalement bien insignifiants. J’ai beau savoir tout cela, le cœur n’écoute pas toujours la raison. Parfois, il l’emporte et la raison suit, péniblement. Parfois les deux perdent le nord et se mettent à tourner en rond dans la plus grande confusion ! Comme le linge dans une machine à laver. Mon pauvre moi est meurtri, blessé, recroquevillé. Comment m’en sortir ? Je voudrais flotter au vent, respirer l’air pur, m’enivrer des vastes horizons. »

Petits plus

Actuellement, le livre est en tirage épuisé chez tous les points de vente. Pocket le réédite en format poche, sous un nouveau titre : «Chronique d’un désir d’enfant ». Il sera disponible le 5 janvier 2012.

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10 responses

26 09 2011
Mya Rosa

Il a l’air très émouvant ce livre. C’est un sujet difficile, c’était l’une de mes plus grosses craintes.

26 09 2011
nodreytiti

Très émouvant mais vraiment très bien écrit. Un sujet dur, mais l’auteur a réussi à l’écrire tel qu’on ne se noie pas dans un flot de sentiments.

27 09 2011
sofiaportos

Rien que le résumé m’a fait quelque chose au coeur et pourtant ce n’est pas du tout mon genre de lectures. Mais la je note 🙂

28 09 2011
nodreytiti

C’est vraiment très bien écrit, en tout cas, j’ai adoré le style de l’auteur.

27 09 2011
CeciBon

Ta chronique donne envie de se lancer, même si effectivement le sujet est sensible.

Merci.

28 09 2011
nodreytiti

Merci ça fait plaisir 🙂 Un sujet sensible, mais malheureusement, plus présent que ce que l’on croit.

29 09 2011
Liyah

Ca a l’air d’être un livre émouvant. Il me tente beaucoup ! Merci pour cette découverte ! 😉

29 09 2011
nodreytiti

Merci pour ton commentaire qui fait très plaisir. Un livre très émouvant, mais pas du tout larmoyant.

30 09 2011
Theoma

j’ai lu cette année Nos étoiles ont filé. Touchée au plus profond.

8 10 2011
nodreytiti

Je ne connaissais pas et je viens d’aller voir la quatrième de couverture, un récit affreux et touchant j’imagine.

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